
Dans un contexte où la participation des femmes aux sphères de décision gagne progressivement du terrain en République démocratique du Congo, certaines figures se démarquent par la cohérence de leur parcours et la constance de leur engagement. C’est le cas de Yvette Riziki Mushagalusa, cadre de l’administration publique, actrice politique et promotrice d’initiatives sociales, dont le parcours témoigne d’une volonté affirmée de contribuer au développement du pays.
« Le leadership se construit dans l’action et la persévérance », semble illustrer le cheminement de cette diplômée en Relations internationales de l’Université de Kinshasa. Soucieuse de renforcer ses compétences, elle a complété sa formation académique par plusieurs sessions spécialisées organisées en République populaire de Chine, en France et en République démocratique du Congo. Ces formations ont porté notamment sur la gouvernance publique, le management, la fiscalité minière et l’analyse économique, des domaines stratégiques pour la gestion des affaires publiques.
Au fil des années, Yvette Riziki Mushagalusa a accumulé une expérience diversifiée au sein de plusieurs institutions de l’État. Au Ministère de la Fonction publique, elle a participé à des initiatives liées à la gestion des ressources humaines et à la modernisation administrative. Son passage au Centre d’Études Stratégiques et de Recherches en Relations Internationales lui a permis de contribuer aux réflexions portant sur les enjeux nationaux et internationaux. Plus tard, au Ministère de l’Économie nationale, elle s’est impliquée dans le suivi des questions économiques et des investissements jugés prioritaires pour le développement du pays.
« La compétence n’a de valeur que lorsqu’elle est mise au service de l’intérêt général », résume l’esprit de son parcours professionnel.
Cette expérience ne s’est d’ailleurs pas limitée à l’administration publique. Dans le secteur privé, notamment au sein des entreprises de télécommunications Zain et Airtel, elle a développé des compétences en relations publiques, en gestion commerciale et en performance organisationnelle, renforçant ainsi sa connaissance des réalités économiques et managériales.
Sur le terrain politique, son engagement s’exprime à travers son appartenance à l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A). Fidèle à la ligne politique de cette formation et à son autorité morale, le professeur Modeste Bahati Lukwebo, elle a gravi plusieurs échelons de responsabilité. Elle occupe actuellement les fonctions de Vice-présidente nationale de la Ligue des jeunes de l’AFDC-A chargée de l’Administration, où elle participe à l’encadrement et à la mobilisation des jeunes autour des questions citoyennes et du développement.
« La jeunesse demeure la principale richesse d’une nation », défend-elle à travers les différentes activités auxquelles elle prend part.
Candidate à plusieurs consultations électorales, elle maintient également une proximité avec les préoccupations quotidiennes des populations, notamment celles liées à l’emploi, à l’entrepreneuriat et à la participation des femmes à la vie publique.
Cet engagement se traduit aussi dans le domaine social. À travers l’association « La Fortune », qu’elle a fondée et dirige, Yvette Riziki Mushagalusa mène des actions en faveur de l’autonomisation des femmes et de l’accompagnement des jeunes. L’initiative s’inscrit dans une dynamique visant à promouvoir l’entrepreneuriat, le renforcement des capacités et l’inclusion sociale des catégories souvent confrontées à des difficultés d’accès aux opportunités économiques.
À l’heure où la RDC poursuit ses ambitions de développement et de modernisation de ses institutions, les profils combinant expertise technique, expérience administrative et engagement citoyen suscitent un intérêt croissant. Le parcours de Yvette Riziki Mushagalusa s’inscrit dans cette catégorie de responsables qui cherchent à concilier action publique, participation politique et initiatives communautaires.
Les défis demeurent nombreux, notamment en matière de gouvernance, d’emploi des jeunes et de promotion du leadership féminin. Cependant, l’émergence de femmes engagées dans les secteurs stratégiques de la vie nationale traduit une évolution progressive des mentalités et une présence de plus en plus affirmée des femmes dans les espaces de décision. Pour Yvette Riziki Mushagalusa, l’avenir semble continuer à s’écrire autour d’une même ambition : mettre l’expérience acquise au service du développement de la République démocratique du Congo et de l’épanouissement de sa jeunesse.
Dan Banze Lwaba