Goma : massacre des manifestants anti-MONUSCO, le trio Human Rights Watch-LUCHA-opposition exige justice

Goma a été le théâtre tragique, cette semaine, du massacre de dizaines de manifestants, tués par les forces de sécurité congolaises à l’occasion d’un rassemblement de la secte mystico-religieuse « Foi naturelle judaïque et messianique vers les nations ».

Les malheureuses victimes manifestaient contre la présence de la MONUSCO, ainsi que de plusieurs forces étrangères dans le pays. Horrifiée par ce drame, Human Rights Watch a mis en avant des vidéos authentifiées montrant vraisemblablement des militaires congolais dépêchaient des cadavres à l’arrière d’un camion.

Selon certaines sources, c’est la morgue d’un hôpital militaire qui abriteraient ces corps. Malheureusement, l’accès est refusé aux familles.

Le chercheur principal sur la RDC à Human Rights Watch, Thomas Fessy, a même souligné que les forces militaires congolaises ont paru avoir tiré sur la foule pour reprimer une manifestation. Ce qui constitue, poursuit-il, des méthodes très brutale et illégale de faire respecter une interdiction. À cet effet, cette organisation des droits de l’homme a, non seulement, demandé que des autorisations soient fournies pour que les familles des victimes identifient leurs corps et a exigé que les responsables militaires soient jugés.

Pour sa part, Lutte pour le Changement (LUCHA) une structure citoyenne, n’a pas manquer de fustiger les méfaits de l’armée, avant de rappeler que les fidèles de la secte ont toujours agi pacifiquement. Pour cette association de type citoyen, le président Félix Tshisekedi, ayant tenu certaines déclarations, s’avère le responsables de cette situation. De ce fait, elle recommande la levée de l’état de siège et la mise en place d’enquêtes sérieuses.

Les figures de l’opposition politique congolaise, Moise Katumbi et Martin Fayulu, ont aussi condamné ces violences. Ils ont appelé à des enquêtes approfondies et à l’implication de la justice.

Quant à elle, la MONUSCO a regretté les décès de toutes ces personnes, mais à souligné que la manifestation n’était pas autorisée. La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Mme Bintou Keita, a exprimé ses condoléances et demandé aussi une enquête, « mais » indépendante sur les événements.

Placide Lukeka

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