Beni/Massacres à Kitsanga : le bilan s’élève desormais à 40 personnes violemment tuées par les ADF

Le village de Kitsanga, situé dans la chefferie de Watalinga, dans la région de Beni, continue de pleurer ses morts après la dernière attaque meurtrière perpétrée par les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF).

Selon les autorités locales et la société civile, le bilan s’élève désormais à 42 personnes tuées, dont 12 femmes, lors de l’attaque survenue dans la nuit de dimanche à lundi.

La population a été sauvagement attaquée à coups de machettes et d’autres armes par les combattants des ADF, entraînant la mort de nombreux villageois. En outre, plusieurs enfants sont portés disparus et environ 5 000 habitants ont été contraints de fuir vers l’Ouganda, en raison des tirs et des incendies de maisons perpétrés par les assaillants. Les corps de certaines victimes ont été retrouvés dans le parc national des Virunga et au bord de la rivière Semuliki.

Les autorités estiment que cette attaque a été menée par un groupe de l’ADF provenant de la province voisine de l’Ituri. Selon une source sécuritaire anonyme, les combattants étaient dirigés par un chef ADF de race blanche du nom de Guraba. Cette attaque serait liée au fait que le groupe armé subit actuellement des bombardements de la coalition des forces armées congolaises et ougandaises dans la province de l’Ituri, les contraignant à chercher des ravitaillements dans la région de Beni.

Il est à noter que l’ADF, groupe armé basé dans l’Est de la RDC, a prêté allégeance à l’État islamique et est accusé de milliers de meurtres au cours de la dernière décennie. Ces attaques perpétrées par les ADF continuent de semer la terreur et la mort au sein des populations civiles de la région de Beni, malgré les opérations militaires menées pour tenter de les éradiquer.

La situation reste extrêmement préoccupante dans cette région où les populations continuent de subir les exactions et les violences des groupes armés. Les autorités congolaises et la communauté internationale sont interpellées afin de renforcer les efforts pour assurer la sécurité des civils et mettre fin à l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC.

Christvie Nyamabu

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