Invalidité de 82 candidats députés | Devant le Conseil d’État, leurs avocats exigent des preuves de fraude de la part de la CENI

Le Conseil d’État est le théâtre de vives tensions ce mercredi 10 janvier, lors des audiences en référé concernant les 82 candidats invalidés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Les avocats des requérants ont fermement contesté la décision de la CENI, accusant l’organe électoral de ne pas avoir respecté le principe du contradictoire et réclamant des preuves tangibles de fraude.

Dans leurs plaidoyers, les avocats ont mis en avant l’illégalité supposée de la décision de la CENI, mettant l’accent sur la procédure et exigeant la suspension des effets de cette mesure. Ils ont souligné l’absence d’une audience contradictoire préalable à la prise de décision, arguant que cela constituait une violation des droits fondamentaux des candidats.

La principale critique des avocats repose sur le fait que la CENI aurait dépassé ses compétences en annulant les élections dans une circonscription, une prérogative qu’ils estiment dépasser les limites fixées par la constitution et la loi électorale. Le Conseil d’État, en tant que juge administratif, a pris l’affaire en délibéré, promettant une décision dans les 48 heures.

Aimé Tshibangu, coordinateur du collectif des avocats des candidats invalidés, a vivement réagi : « Ce sont des allégations. La CENI ne peut pas se comporter comme juge et partie. Il faut que la CENI apporte les preuves. Les candidats n’ont jamais détenu les machines à voter. Nous attendons les preuves. »

La décision du Conseil d’État sera cruciale pour l’avenir de ces 82 candidats, mais également pour la crédibilité du processus électoral. Les regards sont désormais tournés vers le juge administratif, qui devra trancher sur la validité de la décision contestée et sur le respect des procédures démocratiques. Affaire à suivre dans les 48 prochaines heures.

Placide Lukeka

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