
Ce lundi 19 février, l’Union Européenne et le Rwanda ont officiellement signé un protocole d’accord visant à promouvoir le développement de chaînes de valeur durables et résilientes pour les matières premières critiques.
Cet accord intervient dans un contexte où la République démocratique du Congo (RDC) réclame depuis plusieurs mois, voire des années, des sanctions internationales contre le Rwanda pour son implication directe dans les agressions militaires dans la partie Est du pays.
La commissaire européenne aux partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, et le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Vincent Biruta, ont signé cet accord qui vise à renforcer le rôle du Rwanda dans la promotion du développement durable et des chaînes de valeur résilientes en Afrique. Il établit une coopération étroite entre l’UE et le Rwanda dans cinq domaines clés, notamment l’intégration de chaînes de valeur durables et la mobilisation de fonds pour le développement des infrastructures nécessaires.
Selon un communiqué de l’UE, cet accord démontre l’engagement mutuel des deux parties à renforcer leur partenariat pour une intégration plus étroite des chaînes de valeur des matières premières. Dans les six prochains mois, l’UE et le Rwanda élaboreront conjointement une feuille de route avec des mesures concrètes pour mettre en œuvre ce partenariat stratégique.
Thierry Breton, commissaire au marché intérieur de l’UE, a souligné que ce partenariat vise à établir une chaîne de valeur résiliente et durable pour les matières premières, et met en avant la capacité du Rwanda à devenir un centre de création de valeur ajoutée dans le secteur minier. Vincent Biruta, ministre rwandais des Affaires étrangères, a quant à lui souligné l’importance de cet accord pour le Rwanda, affirmant qu’il garantira la qualité et la traçabilité des matières premières tout en renforçant la collaboration entre l’UE et le Rwanda.
Cet accord s’inscrit dans le cadre de la stratégie « Global Gateway » de l’UE, visant à réduire les disparités mondiales en matière d’investissements et à favoriser des connexions intelligentes, propres et sûres dans divers secteurs. La signature de ce document fait suite à d’autres accords similaires conclus avec d’autres pays africains, dans le cadre de la stratégie « Global Gateway », visant à mobiliser jusqu’à 300 milliards d’euros d’investissements publics et privés entre 2021 et 2027 pour renforcer la prospérité et la sécurité de l’Europe et de ses partenaires mondiaux.
Rédaction