RDC | À la clôture de l’exposition de Changsha, Julien Paluku annonce la reconduction par la Chine d’un soutien de 50 milliards USD pour l’Afrique

Pékin remet la main à la poche. À l’issue de la 4e exposition économique et commerciale sino-africaine, tenue à Changsha du 12 au 15 juin, la Chine a confirmé son engagement à injecter 50 milliards de dollars dans ses projets de coopération avec le continent africain.

L’annonce a été relayée par Julien Paluku, ministre congolais du Commerce extérieur, via un message publié dimanche sur son compte X (ex-Twitter). Cette enveloppe, qualifiée de « soutien financier significatif », vise à appuyer la mise en œuvre des « dix actions de partenariat » promises par le président Xi Jinping lors du sommet sino-africain de septembre 2024 à Pékin.

Ces actions se veulent transversales :

– Commerce : la Chine s’engage à accroître l’accès aux marchés pour les produits agricoles africains et à supprimer les droits de douane sur 100 % des exportations en provenance des pays africains les moins avancés ;

– Industrie : promotion de l’investissement chinois dans la production pharmaceutique locale, et soutien aux CDC Africa, les centres africains de prévention des maladies ;

– État de droit et gouvernance : mise en place de centres d’études Chine-Afrique, plateformes d’échange d’expériences, et programmes de formation pour les juristes africains ;

– Think tanks et culture : intensification des échanges de bonnes pratiques entre civilisations, via les groupes de réflexion.

Organisée tous les deux ans, cette exposition économique est devenue l’un des rendez-vous phares de la diplomatie économique sino-africaine, à mi-chemin entre stratégie commerciale et expansion géopolitique. Changsha, ville-hôte, accueille ainsi les représentants de plusieurs pays africains venus prospecter, négocier ou défendre leurs intérêts économiques face à l’un des plus grands partenaires du continent.

À travers ce geste financier, la Chine confirme sa volonté de rester incontournable sur le marché africain, tout en adaptant ses instruments de coopération à une nouvelle ère : celle des partenariats présentés comme « gagnant-gagnant », mais sous haute surveillance dans un contexte mondial de reconfiguration des alliances économiques.

 

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