Kinshasa | Un présumé délinquant lynché à Kintambo

Un jeune homme présenté comme membre d’un groupe de délinquants a été tué lundi 9 décembre dans le quartier Nganda, à Kintambo, au centre de Kinshasa. Le drame est survenu après une tentative d’extorsion visant des passants, selon plusieurs responsables locaux, qui appellent désormais la police à intensifier ses opérations pour prévenir de nouveaux cas de justice populaire.

D’après Serge Kayembe, président du conseil communal de Kintambo, quatre jeunes auraient entrepris de dépouiller des habitants lorsqu’un attroupement s’est formé.

« Il y a eu mort d’homme suite au lynchage d’un jeune homme appartenant à un groupe de quatre délinquants qui semaient la terreur au Camp Luka », explique-t-il.

Les forces de l’ordre, alertées, sont intervenues mais n’ont pas réussi à empêcher la mise à mort du présumé agresseur, présenté comme le plus téméraire du groupe.

Le phénomène n’est pas nouveau dans cette partie de la capitale. Eric Ndombasi, chef du quartier Lubudi-Luka, décrit une insécurité persistante liée à des affrontements récurrents entre bandes rivales.

« Chaque jour, le quartier Nganda, notamment la zone communément appelée Jamaïque, est visité par des inciviques provenant de l’ancien Kintambo et du Camp Luka. Ils viennent semer la désolation auprès des citoyens », affirme-t-il.

Selon lui, des heurts opposent régulièrement l’« écurie » du Camp Luka, connue sous le nom Teka-Face, à celle de Bandalungwa, surnommée Pakistan.

Face à cette recrudescence des violences urbaines, les autorités locales appellent à un renforcement de la présence policière. Serge Kayembe demande à la police nationale congolaise de « redoubler d’efforts » pour sécuriser Kintambo et prévenir de nouveaux dérapages. « Il faut éviter toute forme de justice populaire », insiste-t-il, soulignant les risques d’escalade dans un contexte où les habitants se sentent de plus en plus livrés à eux-mêmes.

DIVINE ATANTE

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