
La Régie des voies aériennes (RVA) assure ne pas être concernée par la perception d’une nouvelle taxe imposée aux voyageurs aériens.
« Le Go Pass existe depuis de longues années et il continue d’être perçu. Mais quant à cette prétendue nouvelle taxe, ni la RVA, ni le Conseil d’administration que je préside n’en ont connaissance », a déclaré Kin-Kiey Mulumba, président du Conseil d’administration de la RVA, à son retour des États-Unis.
Pourtant, selon un document consulté par Sasa Studio, un contrat de partenariat signé entre le Gouvernement congolais et l’entreprise américaine Securiport LLC prévoit la perception d’une redevance de 30 dollars par passager sur les vols internationaux, à l’aller comme au retour. Cette mesure, officialisée le 18 octobre 2025, confie à Securiport la mission de financer et d’installer des systèmes de sécurité destinés à renforcer le contrôle migratoire et à lutter contre la fraude documentaire.
Sur le plan financier, 85 % des fonds collectés reviendraient à l’entreprise américaine et 15 % à l’État congolais, selon le ministère de l’Intérieur. Le dispositif, déjà inclus dans les billets d’avion par le passé, sera géré par la Direction générale de migration (DGM).
Cette redevance vient s’ajouter au Go Pass, la taxe aéroportuaire existante — 55 USD pour les vols internationaux et 15 USD pour les domestiques — perçue par la RVA pour l’entretien des infrastructures. En clair, un passager effectuant un aller-retour international devra désormais s’acquitter de 115 USD en taxes diverses, en dehors du prix du billet.


Face à la polémique, la RVA maintient sa position : elle n’est ni informée ni impliquée dans ce nouveau dispositif.
« Je vous le répète, la RVA n’est informée de rien », a insisté Kin-Kiey Mulumba, invitant les voyageurs à ne pas céder aux rumeurs.
LUKEKA KALUME