
La ville amazonienne de Belém, au nord du Brésil, accueille depuis le début de la semaine la 30ᵉ Conférence des parties sur le changement climatique (COP30). Un rendez-vous planétaire qui réunit des représentants de 143 pays, dont une centaine de chefs d’État et de gouvernement.
Parmi eux, le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, arrivé dans la nuit de mercredi 5 novembre, porteur du message de la République démocratique du Congo (RDC), présentée comme un « pays-solution » face au réchauffement climatique.

Car aucune discussion globale sur l’avenir climatique de la planète ne peut ignorer la RDC. Avec ses 155 millions d’hectares de forêts, soit près de 10 % des forêts tropicales mondiales et 38 % du couvert forestier africain, le pays abrite une part essentielle du « poumon vert » de la planète, aux côtés du Brésil et de l’Indonésie.
Lors du sommet des chefs d’État qui s’ouvre le 6 novembre, Félix Tshisekedi entend présenter une vision claire : faire de la participation de la RDC à la gouvernance climatique mondiale une action « cohérente, visible et efficace », assortie d’engagements financiers concrets. Le Gouvernement veut ainsi obtenir une reconnaissance accrue du rôle stratégique du Bassin du Congo, tout en défendant la mise en place d’un mécanisme national de gouvernance du carbone fondé sur la transparence et la souveraineté.

En marge des travaux, un tête-à-tête est prévu entre le Chef de l’État et son homologue brésilien Luiz Inácio Lula da Silva. Les deux dirigeants s’étaient déjà rencontrés à Belém en 2023, avec la volonté commune de renforcer la coopération entre les trois grands bassins forestiers mondiaux : le Congo, Bornéo-Mékong et l’Amazonie.
Pour Lula, la COP30 marque un tournant. Elle doit, selon lui, être « celle de la mise en œuvre » de l’Accord de Paris signé en 2015. Les États sont invités à y présenter leurs nouvelles contributions nationales, censées traduire en actes leurs promesses climatiques.
LUKEKA KALUME