
Le Président de la République Félix Tshisekedi a présidé, lundi 8 septembre à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, une réunion interinstitutionnelle consacrée à deux sujets jugés prioritaires : la situation sécuritaire à l’Est du pays, notamment à Uvira (Sud-Kivu), et la rentrée parlementaire.
Autour du chef de l’État se sont retrouvés le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, celui du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, la Première ministre Judith Suminwa ainsi que le président du Conseil supérieur de la magistrature, Dieudonné Kamuleta.
À l’issue de cette rencontre, Vital Kamerhe a indiqué que Félix Tshisekedi s’était montré préoccupé par la persistance de l’insécurité dans la région d’Uvira, où des tensions opposent des groupes armés locaux et les forces régulières. Une mission gouvernementale doit être dépêchée sur place « en vue de trouver une solution » à cette crise, a précisé le président de la chambre basse du Parlement.
S’agissant de la rentrée parlementaire, prévue le 15 septembre, le chef de l’État a exhorté les deux chambres à privilégier « les priorités nationales » et à préserver « la souveraineté et l’intégrité du territoire », tout en plaçant au cœur des débats les droits humains et la sécurité des populations de l’Est.

Les échanges ont également porté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre l’Assemblée nationale, le Sénat et le gouvernement pour accélérer les réformes en cours. « Le président de la République voudrait qu’on imprime une nouvelle dynamique aux réformes, à travers une collaboration étroite entre le Parlement et la Première ministre », a insisté Vital Kamerhe.
Alors que le pays traverse une conjoncture sécuritaire et politique délicate, Tshisekedi a réaffirmé, selon ses interlocuteurs, son intention de maintenir la cohésion institutionnelle et de poursuivre ses efforts diplomatiques pour renforcer la stabilité de la RDC.
LUKEKA KALUME