
Le Comité de Suivi de la Paie (CSP) des agents et fonctionnaires de l’État a validé son plan d’actions pour l’année 2025 lors d’un atelier organisé ce jeudi, sous la supervision du Vice-Premier Ministre en charge de la Fonction publique, du Ministre des Finances et du Ministre du Budget.
Fruit de la feuille de route élaborée en 2024, enrichie par une mission d’évaluation et d’encadrement de la paie conduite en décembre dernier, ce plan poursuit les réformes amorcées depuis l’atelier de 2023 sur la bancarisation de la paie publique.


Le plan repose sur trois volets majeurs reconduits :
- Volet paie de proximité (11 actions) : rapprocher les bénéficiaires des opérateurs de paie pour faciliter l’accès aux rémunérations, notamment en milieu rural ou difficilement accessible.
- Volet administratif (10 actions) : simplifier les circuits et procédures de paie, avec une meilleure coordination entre les parties prenantes.
- Volet juridique et technique (9 actions) : redéfinir les partenariats avec les opérateurs de paie, dont l’Agence Congolaise de Banque (ACB), avec la révision du protocole d’accord en cours.


Sur les 30 actions prévues, le chronogramme adopté prévoit :
- 2 actions pour le 1er trimestre (déjà entamé),
- 8 pour le 2e trimestre,
- 17 pour le 3e trimestre,
- 3 pour le dernier trimestre de l’année 2025.
L’étape actuelle de validation technique ouvre la voie à l’approbation des autorités de tutelle, condition nécessaire au lancement effectif de la mise en œuvre et au pilotage opérationnel du processus de paie à l’échelle nationale.

Le Vice-Président du CSP, Yannick Isasi Ndelo, a rassuré quant à la situation des agents publics dans les zones sous occupation :
« Un travail est en cours pour garantir le paiement de ces fonctionnaires. Ceux disposant de comptes reçoivent leurs salaires via les moyens digitaux. Pour les autres, des solutions alternatives sont à l’étude afin de permettre aux familles de continuer à bénéficier de ces ressources », a-t-il déclaré.

Ce plan d’actions 2025 s’inscrit dans la volonté du gouvernement de moderniser, sécuriser et rapprocher le système de paie des réalités locales, tout en assurant la continuité des services publics, y compris en contexte de crise.
LUKEKA KALUME