
À Kasaï-Central, l’Ecidé (Engagement Citoyen pour le Développement) s’inquiète des conséquences de la pétition visant le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, sur la stabilité du pays.
Pour Elie Mputu Kayeke, secrétaire exécutif provincial du parti, la priorité reste la situation sécuritaire à l’Est, où le Kivu reste en proie aux activités des groupes rebelles, notamment l’AFC et le M23.
« Vital Kamerhe est une figure clé pour la région. Perturber les institutions en ce moment pourrait aggraver la crise », estime-t-il.
Selon Mputu Kayeke, si le droit des députés à déposer une pétition est reconnu, le contexte national impose la prudence.
« Le pays traverse une crise profonde. Faire partir le président de l’Assemblée nationale serait aller de mal en pis. Il faut d’abord réfléchir à la meilleure manière de mettre fin au conflit à l’Est et de préserver l’intégrité territoriale », souligne-t-il, citant la proposition de Martin Fayulu, autorité morale de l’Ecidé, d’ouvrir un dialogue national sur la paix.
Le secrétaire exécutif rappelle que l’élection de Vital Kamerhe à la tête de l’Assemblée nationale avait été le fruit d’un compromis politique. Il invite ainsi le parti présidentiel et l’Union sacrée de la Nation à honorer les engagements pris pour éviter une escalade de la crise institutionnelle.
ANDRÉ KATENDE