
Au lendemain d’attaques meurtrières attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans les territoires de Beni et Lubero, qui ont fait au moins 89 morts, la Première ministre Judith Suminwa a appelé, mercredi 10 septembre, à la cohésion nationale et à la solidarité envers les populations affectées.
Dans un communiqué, elle a exprimé sa compassion aux familles endeuillées et salué « le courage des survivants », tout en assurant que le gouvernement « garantira la sécurité, poursuivra les responsables devant la justice et bâtira un avenir pacifique et prospère pour tous les Congolais ».
Les attaques ont visé notamment la localité de Ntoyo, dans le territoire de Lubero, où des assaillants ont tué des civils lors d’une veillée mortuaire, à l’arme blanche et par balles. Dix-huit autres personnes ont été tuées dans les villages de Fotodu et d’Avey, dans le territoire voisin de Beni, selon le ministère de la Communication.
La société civile locale redoute un bilan plus lourd, plusieurs habitants étant encore portés disparus. L’intervention conjointe des forces armées congolaises (FARDC) et ougandaises (UPDF), basées à Mangurejipa, a permis de limiter l’ampleur de l’attaque.
Ces violences, parmi les plus meurtrières depuis le début de l’année dans cette région frontalière de l’Ouganda, rappellent la persistance de l’insécurité dans le Nord-Kivu malgré les opérations militaires conjointes engagées depuis 2021.
LUKEKA KALUME