
En visite à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental, le président Félix Tshisekedi a inauguré dimanche 5 octobre les nouveaux bâtiments de l’Université officielle de Mbuji-Mayi et inspecté plusieurs infrastructures publiques.
Une visite placée sous le signe du développement, mais marquée par les fortes attentes d’une population en quête de résultats concrets.

Sur place, les habitants expriment un sentiment mêlé d’espoir et de lassitude.
« Nous voulons la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA). On nous a promis 10 millions, 20 millions et dernièrement 50 millions de dollars, mais on ne voit toujours pas la MIBA bouger », confie un habitant.
Symbole de l’ancienne prospérité du Kasaï, la MIBA, jadis principale entreprise diamantifère du pays, tourne aujourd’hui au ralenti. Les promesses de relance formulées à plusieurs reprises par le chef de l’État peinent à se concrétiser, alimentant l’impatience des Kasaïens, dont beaucoup attendent un emploi ou une reprise économique durable.
Au-delà du dossier minier, la population réclame aussi la construction et la réhabilitation d’infrastructures de base : routes, écoles, hôpitaux. Certains plaident pour une revalorisation des salaires et un meilleur accès aux services publics.

Alors que le second mandat de Félix Tshisekedi se veut celui de l’« efficacité », sa visite à Mbuji-Mayi prend des allures de test. Dans cette ville symbole de ses racines politiques, le président est attendu sur des engagements mesurables — en particulier sur la renaissance d’une MIBA qui, pour beaucoup, reste la clé du redressement économique du Kasaï.
LUKEKA KALUME