
Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont mené, du 17 au 19 novembre à Kananga, une campagne de sensibilisation destinée à encadrer l’usage des téléphones portables et des réseaux sociaux par les militaires. L’initiative a été lancée sur instruction du chef d’état-major général, le lieutenant-général Jules Banza Milambwe, et conduite par le général-major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi, commandant de la Scifa et porte-parole de l’armée.
Pendant trois jours, dans l’amphithéâtre de l’Académie militaire de Nganza, le général-major Ekenge a rappelé la nécessité de maîtriser les comportements en ligne, alors que plusieurs dérapages médiatiques ont été enregistrés dans les rangs. Il a insisté : l’usage du téléphone n’est pas interdit, mais la publication de contenus sensibles expose les militaires à des sanctions, notamment devant la justice militaire.



L’officier a particulièrement mis en garde contre la diffusion d’images comportant des indices opérationnels pouvant révéler des positions ou mouvements de troupes, y compris pour les unités déployées sur les lignes de front.
« Beaucoup de militaires en ont déjà payé le prix », a-t-il rappelé.
Les premières séances ont été consacrées au personnel de l’Académie militaire (Acamil) et aux promotions d’élèves officiers. Le dernier jour, l’intervention a été élargie aux membres de l’état-major du secteur opérationnel Grand Kasaï, ainsi qu’aux unités spécialisées, aux stagiaires de l’Eadem et de l’ETTR.



Cette campagne vise à harmoniser les pratiques au sein des FARDC, à l’heure où les réseaux sociaux peuvent constituer à la fois un outil de communication et une menace sécuritaire lorsqu’ils sont mal utilisés.
PASSY KABUYA