RDC | Attaque meurtrière et dévastatrice au Parc National de l’Upemba, l’ICCN Lubumbashi endeuillé

Un assaut armé sur les infrastructures du parc national de l’Upemba, géré par l’ICCN Lubumbashi, a entraîné des pertes humaines, le pillage de matériel et la destruction de biens, soulevant de vives inquiétudes quant à la sécurité des aires protégées.

Le Parc National de l’Upemba, joyau de la biodiversité congolaise et sous la gestion de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) de Lubumbashi, a été la cible d’une attaque armée d’une violence inouïe. L’assaut, survenu le 4 mars 2026, a causé la mort de plusieurs agents de l’ICCN, le pillage systématique des équipements et la destruction de nombreuses infrastructures essentielles au fonctionnement du parc.

Cet événement tragique jette une ombre sur les efforts de conservation en cours dans la région.

Les détails précis de l’attaque restent encore à élucider, mais les premières informations font état d’une opération coordonnée par des groupes armés dont l’identité et les motivations ne sont pas encore clairement établies. Les assaillants auraient ciblé les points névralgiques du parc, s’emparant de matériel informatique, de véhicules, d’armes de service et de tout autre équipement de valeur. Les installations administratives et les logements des gardes ont également été dévastés, rendant une partie des activités de gestion et de surveillance impossibles.

Cette attaque représente un coup dur pour l’ICCN et pour la préservation de la faune et de la flore exceptionnelles de l’Upemba. Au-delà des pertes humaines et matérielles, c’est l’intégrité même de ce patrimoine naturel qui est aujourd’hui compromise. La destruction des infrastructures entrave gravement la capacité des équipes de l’ICCN à mener à bien leurs missions de lutte contre le braconnage, de surveillance des écosystèmes et de protection des espèces menacées, dont le célèbre léopard et diverses antilopes endémiques.

Les autorités congolaises, alertées par la gravité de la situation, ont promis une enquête approfondie pour identifier les responsables de cet acte criminel et traduire les coupables en justice. La communauté internationale, déjà préoccupée par l’insécurité dans l’Est de la RDC, suit de près les développements et appelle à des mesures urgentes pour renforcer la sécurité des aires protégées. Cet événement souligne la nécessité d’une coopération accrue entre les forces de défense, les services de renseignement et les gestionnaires des parcs nationaux pour garantir la protection de ces zones vitales pour l’avenir du pays et de la planète.

Willy Ulengu Samuanda

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