Les USA sanctionnent Joseph Kabila pour ses liens avec le M23, ses avoirs gelés

Les États-Unis ont annoncé, jeudi 30 avril, des sanctions ciblées contre l’ancien président congolais Joseph Kabila, l’accusant de contribuer à l’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo. La mesure, confirmée par une source officielle, inclut le gel de ses avoirs sous juridiction américaine ainsi que l’interdiction de toute transaction avec des entités ou ressortissants des États-Unis.

Selon le département du Trésor, l’ancien chef de l’État a été inscrit sur la liste des Specially Designated Nationals (SDN) de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme de sanctions visant la RDC. Washington reproche à Joseph Kabila ses liens présumés avec le mouvement rebelle M23 ainsi qu’avec l’Alliance Fleuve Congo (AFC), deux entités considérées comme déstabilisatrices dans la région des Grands Lacs.

Cette désignation s’appuie sur les dispositions de l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, qui autorisent l’administration américaine à cibler toute personne ou organisation impliquée dans des activités menaçant la paix, la sécurité ou la stabilité de la RDC. Concrètement, toutes les propriétés et intérêts détenus par Joseph Kabila aux États-Unis, ou transitant par le système financier américain, sont désormais bloés.

Cette décision intervient dans un contexte déjà marqué par une accumulation de mesures judiciaires et politiques à l’encontre de l’ancien président. À Kinshasa, son parti politique, le PPRD, a été suspendu, tandis que ses biens ont fait l’objet de saisies ordonnées par les autorités congolaises. En octobre 2025, la Haute Cour militaire l’avait par ailleurs condamné à mort par contumace pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

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