Kananga | L’ONG FMMDI forme les leaders locaux à la lutte contre les violences basées sur le genre pour protéger les familles du Kasaï-Central

La ville de Kananga a franchi une étape décisive dans la protection des droits humains ce week-end. Du 26 au 27 juin 2026, l’ONG Femme Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI) a réuni enseignants, religieux, journalistes et élus communaux pour une session intensive de renforcement des capacités.

« Fortifier les acteurs de proximité, c’est ériger un rempart infranchissable contre l’impunité », a déclaré Mme Bertine Mputu, représentante de la ministre provinciale du Genre, lors du lancement des travaux au bureau de l’organisation.

 

Soutenue techniquement par l’UNFPA dans le cadre du projet KOICA, cette initiative s’attaque aux racines du mal : les normes sociales discriminatoires et les pratiques culturelles néfastes. Les participants ont exploré des thématiques cruciales telles que la masculinité positive, le cadre légal congolais et les circuits de référencement des survivants.

« Nous ne formons pas seulement des experts, nous forgeons des sentinelles capables d’orienter chaque victime vers la justice et la guérison », a martelé Nathalie Kambala Luse, Directrice pays de FMMDI.

 

L’innovation de cette session réside dans l’intégration des réseaux sociaux comme outils de veille et de sensibilisation citoyenne. En responsabilisant les leaders d’opinion, le projet vise une réduction drastique des agressions physiques et psychologiques dans la région.

« L’engagement pris aujourd’hui par ces acteurs est le gage d’un changement de comportement durable au sein de nos communautés », ont affirmé les organisateurs à l’issue des échanges, marquant ainsi une rupture avec les approches passives du passé.

 

Cette formation rappelle les engagements pris lors du forum provincial de 2024 sur la protection de la jeune fille, où la nécessité d’impliquer les hommes avait été soulignée. Les perspectives d’avenir s’annoncent prometteuses avec le déploiement imminent d’une seconde vague de bénéficiaires qui recevront des kits d’alerte précoce.

« La lutte contre les violences n’est pas une course de vitesse, mais une marche collective vers une société plus juste », conclut un participant, désormais prêt à porter ce message dans son secteur d’activité.

Anastasie Mimbolo

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