
L’ancien Premier ministre de la République démocratique du Congo, Adolphe Muzito, estime que le président Félix Tshisekedi pourrait conduire le pays au rang de troisième puissance économique d’Afrique subsaharienne à l’horizon 2035.
Cette déclaration traduit une vision optimiste du potentiel économique congolais, dans un contexte où la RDC cherche à accélérer sa croissance grâce à ses ressources naturelles, à ses réformes économiques et au développement de ses infrastructures.
« Les ambitions politiques doivent s’appuyer sur des résultats économiques durables », résume l’enjeu de cette prise de position.
L’affirmation d’Adolphe Muzito constitue une projection politique et non une prévision officiellement validée par les institutions économiques internationales. Si la RDC dispose d’importantes réserves de minerais stratégiques, d’un vaste potentiel agricole et de ressources énergétiques considérables, plusieurs défis demeurent, notamment la diversification de l’économie, l’amélioration du climat des affaires, le renforcement des infrastructures et la consolidation de la gouvernance.
« Le potentiel ne devient richesse qu’à travers des politiques publiques efficaces », rappellent de nombreux économistes.
Depuis plusieurs années, le gouvernement congolais met en avant différentes réformes destinées à améliorer les finances publiques, attirer davantage d’investissements et valoriser les ressources minières du pays. Les partenaires techniques et financiers reconnaissent certains progrès macroéconomiques, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les efforts en matière de transparence, de création d’emplois, de transformation locale des matières premières et de lutte contre la pauvreté.
« Une croissance inclusive demeure le véritable indicateur du développement », souligne cette approche.
La RDC figure parmi les économies africaines disposant d’un fort potentiel de croissance grâce à ses ressources naturelles et à son marché intérieur. Toutefois, son positionnement parmi les principales économies d’Afrique subsaharienne dépendra de nombreux facteurs, notamment la stabilité politique, la sécurité, la qualité des investissements, la diversification de l’économie et la mise en œuvre effective des réformes structurelles. Les prochaines années permettront de mesurer si les ambitions affichées pourront se traduire par des résultats concrets au bénéfice de la population congolaise.
« L’avenir économique d’un pays se construit par des réformes constantes et des institutions solides. »
Anastasie Mimbolo