
L’Université de Kinshasa (UNIKIN) poursuit son ouverture vers l’international. Le recteur de l’établissement, le professeur Jean-Marie Kayembe Ntumba, a reçu, jeudi 16 juillet, sur le campus de l’UNIKIN, une délégation de l’Université JAIN, en provenance de l’Inde, pour examiner les possibilités d’une coopération académique entre les deux institutions.
Au centre des échanges figuraient la transformation numérique de l’enseignement supérieur, le développement de partenariats universitaires et l’amélioration de la mobilité des étudiants congolais.
« L’ouverture sur le monde est devenue un levier essentiel pour renforcer la qualité de l’enseignement supérieur », résume l’esprit de cette rencontre.
Les discussions ont porté sur plusieurs pistes de collaboration destinées à rapprocher les deux universités et à offrir de nouvelles perspectives de formation aux étudiants ainsi qu’aux enseignants.
Parmi les projets évoqués figure la création d’un programme de bourses destiné aux étudiants congolais les plus performants. Si cette initiative se concrétise, elle leur permettrait d’effectuer une partie de leur cursus universitaire en Inde. À ce stade, cette possibilité reste une proposition examinée par les deux établissements et ne constitue pas encore un accord officiellement conclu.
« Investir dans les meilleurs étudiants, c’est investir dans l’avenir du pays. »
C’est également dans cette logique que les responsables des deux universités ont abordé la question de la co-diplomation. Profitant du système Licence-Master-Doctorat (LMD), les étudiants pourraient accomplir les deux premières années de licence à l’Université de Kinshasa avant d’effectuer leur troisième année à l’Université JAIN, avec l’objectif d’obtenir deux diplômes reconnus par les deux établissements. Là encore, cette formule demeure à l’étape des discussions.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’enseignement supérieur en République démocratique du Congo. Depuis plusieurs années, l’UNIKIN multiplie les initiatives visant à renforcer sa coopération avec des universités étrangères afin d’améliorer la qualité des formations, de promouvoir la recherche scientifique et d’accroître la mobilité académique de ses étudiants et enseignants.
Les prochaines étapes dépendront de la signature éventuelle d’accords de partenariat précisant les modalités de mise en œuvre des projets évoqués. Si ces discussions aboutissent, elles pourraient ouvrir de nouvelles perspectives aux étudiants congolais, tout en renforçant la visibilité internationale de l’Université de Kinshasa. Comme le rappellent les spécialistes de l’enseignement supérieur, « un partenariat universitaire produit ses effets lorsqu’il se traduit par des actions concrètes au bénéfice des étudiants, des chercheurs et des deux institutions ».
Willy Ulengu Samuanda