
Mauvaise qualité des appels, forfaits qui s’évaporent en quelques heures… Face à la colère des abonnés, le ministre des Postes et Télécommunications, Me José Mpanda Kabangu, a réuni mercredi 26 août les quatre opérateurs mobiles (Vodacom, Airtel, Orange, Africell), le régulateur ARPTC et des experts pour une réunion de vérité.
Objectif : établir les responsabilités et trouver des solutions immédiates à une situation qui pénalise des millions de consommateurs qui paient leurs services à l’avance.
Un diagnostic sans complaisance

Tous ont reconnu la dégradation. Les causes sont multiples :
– Couverture insuffisante : zones blanches, antennes défaillantes, expansion urbaine non prise en compte
– Transport saturé : coupures récurrentes de fibre optique, congestion du backbone, manque de redondance
– Infrastructures précaires : coupures d’électricité, groupes électrogènes en panne, vandalisme, équipements obsolètes
La RDC ne dispose aujourd’hui que de moins de 4.000 km de fibre optique sur les 54.000 nécessaires et de 5.500 antennes sur les 30.000 requises.
Ce que disent les opérateurs
Les opérateurs plaident des difficultés conjoncturelles et structurelles : coupures de fibre, déficit électrique, besoin d’investissements via le Fonds de Service Universel. Ils demandent la protection des infrastructures, l’accès régulier à l’électricité et la libération des fréquences 5G.

Sur l’épuisement rapide des mégas, ils évoquent la montée en débit (4G/5G), les mises à jour automatiques, la synchronisation cloud et les vidéos en 4K qui consomment beaucoup plus. Ils promettent une campagne d’éducation des consommateurs et le rallongement de la validité des forfaits en cas de panne.
Le recadrage du ministre
Très ferme, José Mpanda a rappelé les opérateurs à leurs obligations :
« Vous faites de bons chiffres d’affaires. Mais nous devons éviter de voler la population, de voler ce pauvre Congolais qui met son 1 dollar pour des mégas qu’il n’utilise pas. Vos difficultés ne concernent pas les consommateurs qui vous payent en avance ».


Le ministre rassure :
« Tout forfait non utilisé devra être restitué. Les opérateurs ont pris l’engagement ferme ».
Vers des solutions concrètes
L’ARPTC, par son président Christian Katende, promet un meilleur encadrement et une meilleure prise en charge des réclamations.
Deux mesures annoncées :
- L’uniformisation du numéro de service client pour tous les opérateurs
- La mise en place d’un numéro vert de l’ARPTC pour les plaintes
Reste à transformer les promesses en connexion de qualité.
DIVINE ATANTE