
Dans la nuit de ce lundi 2 septembre, la Prison Centrale de Makala a été le théâtre d’une tentative d’évasion spectaculaire qui a secoué tout Kinshasa, de loin ou de près.
Plusieurs pavillons ont été ouverts, déclenchant une fusillade intense. Ce chaos a laissé des morts et des blessés, bien que les chiffres exacts restent flous. Les habitants des quartiers voisins, comme Bandalungwa, Bumbu, Ngiri-Ngiri et Selembao, ont été plongés dans un état de panique en entendant les tirs.
Face à cette situation, le Ministre d’État à la Justice, Constant Mutamba, a réagi fermement sur son compte X, dénonçant des « actes de sabotage prémédités » alors qu’il se trouvait en mission pour désengorger les prisons et améliorer les conditions carcérales, conformément aux directives du Chef de l’État.


Le Gardes des sceaux a annoncé l’ouverture d’enquêtes pour identifier et punir sévèrement les auteurs de ces actes, promettant une « réponse implacable ». En attendant, il a pris des mesures provisoires :
1. Suspension du transfèrement des détenus au CPK sans son autorisation directe.
2. Accélération du désengorgement des prisons de Makala, Ndolo, et d’autres établissements à travers le pays.
3. Avancement du projet de construction d’une nouvelle prison en dehors de Kinshasa pour remplacer l’actuel CPK.
Il a également exprimé sa gratitude aux forces de l’ordre pour avoir déjoué ce qu’il a qualifié de « coup des ennemis de notre peuple ».
Cette tentative d’évasion, rapidement maîtrisée par les forces de sécurité, reste sous haute surveillance, tandis que les autorités cherchent à comprendre comment une telle opération a pu être planifiée et exécutée.
PLACIDE LUKEKA