Diplomatie environnementale | La RDC prend les commandes du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo

La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement pris, ce mardi, la facilitation du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC) pour le mandat 2026-2028. Cette transition, actée par visioconférence, consacre le positionnement de Kinshasa comme pivot central de la gouvernance environnementale régionale, tout en posant un défi majeur : transformer ce leadership diplomatique en résultats tangibles pour la préservation du second massif forestier tropical mondial.

La passation de pouvoir entre la co-facilitation sortante (France-Gabon) et la RDC marque une étape charnière. Désigné pour porter cette vision, M. Emmanuel-Tsadok Ngwamashi Mihaha a placé son mandat sous le triptyque : « Confiance, Ambition, Action ». Pour Kinshasa, l’enjeu est de dépasser le cadre du dialogue pour impulser une dynamique opérationnelle, axée sur la mobilisation des financements et la structuration de partenariats durables.

Une feuille de route sous le sceau de « l’appel de Belém »
La stratégie congolaise, dévoilée en marge de la 18ᵉ réunion du Conseil directeur du PFBC, s’aligne sur les engagements de la COP30 de Belém (novembre 2025). La feuille de route ambitionne de renforcer la gouvernance du partenariat et d’accélérer le développement de solutions climatiques. Ce programme s’articule avec des initiatives nationales, telles que le projet « Couloir vert Kivu-Kinshasa », visant à concilier développement économique et intégrité écologique.

Marie Nyange Ndambo, ministre de l’Environnement, a souligné la volonté de faire du PFBC un levier de transformation locale. L’objectif affiché est de produire des résultats mesurables sur le terrain, une attente forte des 145 partenaires que compte cette plateforme de type 2 des Nations unies.

Willy Ulengu Samuanda

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