Washington | Le Ministre des Finances Doudou Fwamba plaide pour un appui au programme économique national

Dans les salons feutrés de Washington D.C., aux États-Unis d’Amérique, l’heure est à la diplomatie financière. Ce lundi 21 avril, la République Démocratique du Congo entre dans l’arène des Assemblées de Printemps du FMI et de la Banque mondiale. Un rituel annuel où s’échangent promesses d’aide, diagnostics économiques et stratégies d’influence. Cette année, le ballet des délégations revêt une acuité particulière pour Kinshasa.

Menée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Li-Botayi – également gouverneur pays auprès des deux institutions –, et flanqué du ministre du Budget, Aimé Boji Sangara, la délégation congolaise porte un double fardeau : celui des contraintes budgétaires internes et d’un Est toujours rongé par l’insécurité. Le terrain national est miné, au sens propre comme au figuré.

À Washington, l’enjeu est clair : convaincre. Convaincre les partenaires techniques et financiers de rester à bord malgré la houle. Convaincre que la vision du président Félix Tshisekedi, centrée sur la résilience économique, la stabilité macroéconomique et la mobilisation des ressources, n’est pas qu’un vœu pieux lancé depuis les hauteurs de la Présidence, mais bien une feuille de route suivie avec rigueur.

En coulisses, des rencontres bilatérales sont prévues pour renforcer l’appui au programme économique national. Objectif : prolonger l’oxygène budgétaire, obtenir des décaissements et maintenir la confiance d’institutions souvent frileuses à l’idée d’investir dans l’incertitude congolaise.

Car la RDC, géant africain aux ressources fabuleuses, reste à bien des égards un colosse aux pieds d’argile. Et dans ce monde où l’argent suit la stabilité comme une ombre fidèle, chaque rendez-vous international est une bataille douce, où les mots remplacent les armes, mais où l’issue peut décider d’un avenir.

Les travaux s’achèveront le 26 avril. Six jours pour séduire, rassurer, et, peut-être, consolider les bases d’un futur plus robuste. Pour Kinshasa, le compte à rebours a commencé.

LUKEKA KALUME 

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