Fermeture du détroit d’Ormuz | Au Conseil des Ministres, la Banque centrale alerte sur les risques économiques mondiaux et la stabilité intérieure

Lors du 82ᵉ Conseil des ministres, présidé le 13 mars 2026 par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le gouvernement a examiné l’évolution récente de la situation sur les marchés des changes ainsi que des biens et services.

Invité à intervenir, le gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), André Wameso, a alerté sur les répercussions possibles de la guerre au Moyen-Orient, en particulier la fermeture du détroit d’Ormuz, qui assure près de 20 % de la production mondiale de produits pétroliers. Il a ensuite présenté un panorama de la conjoncture économique nationale, qu’il a qualifiée de globalement stable.

Selon les dernières projections du comité permanent de cadrage macroéconomique, le taux de croissance du pays pour 2026 devrait s’établir à 6,2 %. Le gouverneur a relevé que, lors de la première semaine de mars, le marché des biens et services a enregistré une légère progression des prix, avec un taux d’inflation hebdomadaire de 0,15 % contre 0,13 % la semaine précédente. Sur l’ensemble de l’année, l’inflation importée s’est fixée à 1,75 %, tandis que l’inflation en glissement annuel ressort à 2,11 %, contre respectivement 1,90 % et 10,63 % à la même période en 2025.

En ce qui concerne le marché des changes, le franc congolais s’échangeait à 2 147,79 FC pour 1 dollar américain à l’interbancaire et à 2 295,63 FC sur le marché parallèle. Comparé au 26 février 2026, la monnaie nationale s’est appréciée de 2,67 % à l’interbancaire et a enregistré une légère dépréciation de 0,07 % sur le marché parallèle. Sur une base annuelle, le franc congolais a progressé de 1,56 % à l’interbancaire et de 0,64 % en parallèle.

Le gouverneur a enfin insisté sur la nécessité d’une coordination étroite des politiques monétaires et budgétaires pour préserver la stabilité macroéconomique et encourager la perception des impôts, taxes et redevances en monnaie nationale, contribuant ainsi à soutenir la demande du franc congolais.

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