
Bandundu, 27 mars 2026 La question de la révision de la Constitution en République Démocratique du Congo refait surface au cœur du débat politique. Ce sujet a été abordé lors de la 13ᵉ session de la Conférence des gouverneurs, tenue à Bandundu.
À cette occasion, la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, a adressé un message fort au Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Se présentant comme « la fille aînée de l’Union sacrée », elle a affirmé que sa province soutient sans réserve l’idée d’une révision constitutionnelle.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte plus large de soutien politique émanant des gouverneurs des 26 provinces du pays. Réunis autour du Président, ces derniers ont, par la voix de Fifi Masuka, réaffirmé leur loyauté et leur engagement à accompagner les réformes engagées au sommet de l’État.
Organisée du 24 au 27 mars 2026, cette conférence, prévue par la Constitution congolaise, constitue un cadre stratégique de concertation entre le pouvoir central et les exécutifs provinciaux. Elle vise à renforcer la cohésion nationale et à coordonner les politiques publiques à travers le pays.
Cependant, la prise de position de la gouverneure du Lualaba relance un débat sensible. La révision de la Constitution divise la classe politique congolaise. Certains y voient une opportunité d’adapter les institutions aux réalités actuelles, tandis que d’autres craignent une remise en cause des équilibres démocratiques.
Fifi Masuka avait déjà exprimé son soutien à une éventuelle modification du texte fondamental, estimant que des changements pourraient contribuer à la paix et au bien-être social.
La déclaration faite à Bandundu prend donc une dimension politique majeure, marquant peut-être le début d’une mobilisation plus large autour de cette question sensible. Reste à savoir si cette dynamique trouvera un écho national et si elle se traduira par un processus officiel de révision constitutionnelle.
Dan Banze lwaba