
Malgré un contexte sécuritaire délétère marqué par l’occupation de vastes pans de la province par la coalition AFC/M23, le coup d’envoi des épreuves préliminaires de l’Examen d’État a été donné ce mercredi. Dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1, qui englobe la ville de Bukavu et les territoires de Kabare, Kalehe, Walungu et Idjwi, 42 199 finalistes ont rejoint les centres d’examen. Un chiffre qui témoigne de la résilience du système éducatif face à l’instabilité politique.
L’un des faits marquants de cette session réside dans la démographie des candidats. Selon Jean-Pierre Mwenyesi, Inspecteur Principal Provincial (IPP) de la juridiction Sud-Kivu 1, les filles représentent désormais 52 % de l’effectif total. « Nous alignons 42 199 candidats. Il n’a manqué qu’une seule unité pour atteindre le cap symbolique des 42 200 », a-t-il précisé. Cette majorité féminine souligne une persévérance notable de l’accès à l’éducation pour les jeunes filles, même dans des zones où les structures étatiques sont fragilisées.
La répartition des 115 centres d’examen dont 48 pour la seule ville de Bukavu reflète la complexité logistique de cette session. Depuis plus d’un an, la province éducationnelle Sud-Kivu 1 évolue sous une administration de fait imposée par la rébellion de l’AFC/M23. Si les épreuves se déroulent, la question de la reconnaissance des diplômes et de la sécurisation des malles d’items reste une préoccupation majeure pour les observateurs, bien que le déroulement de cette première journée n’ait signalé aucun incident majeur.
Willy Ulengu Samuanda