
À l’occasion de la Journée nationale des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le vice-Premier ministre de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, a réaffirmé la primauté de l’outil de défense dans la survie de l’État. Lors d’une cérémonie commémorative au mémorial du soldat congolais, le ministre a plaidé pour un renforcement structurel de l’armée et de la police, tout en appelant à un éveil patriotique dès le milieu scolaire.
Le message est clair : pas de souveraineté sans une force de défense sanctuarisée. « On ne peut pas sauver un pays et garantir la sécurité de nos concitoyens si l’armée et la police ne sont pas mises au premier plan », a martelé Guy Kabombo Muadiamvita ce 17 mai à Kinshasa. Pour le patron de la Défense, l’efficacité opérationnelle sur le terrain doit s’accompagner d’un réarmement moral de la nation, préconisant l’intégration des valeurs patriotiques dans les programmes éducatifs pour consolider l’unité nationale.
La célébration, empreinte de recueillement, s’est déroulée au rond-point FORESCO devant le Mémorial du soldat congolais. Un office œcuménique y a été célébré en hommage aux militaires tombés au front, particulièrement dans l’est du pays, ainsi qu’en soutien aux troupes actuellement engagées. Sous le thème « Ensemble pour la victoire des FARDC », les aumôniers militaires ont insisté sur la discipline et l’obéissance au commandement, deux piliers jugés essentiels pour la réussite des opérations en cours.
En raison du calendrier, le 17 mai étant tombé un dimanche, le gouvernement a décrété que l’observance officielle et le caractère férié de cette journée seraient reportés au lundi 18 mai sur l’ensemble du territoire national. Ce décalage administratif n’a toutefois pas entamé la portée symbolique de l’événement, qui intervient dans un climat de pression sécuritaire accrue.
Christivie Nyamabu