RDC | À Kinshasa, Mardoché Minga (FIDEC) saisit l’Assemblée nationale pour exiger une nouvelle Constitution adaptée aux crises actuelles

Le débat sur l’avenir de la loi fondamentale congolaise vient de franchir les portes du Palais du Peuple. Ce mardi, Mardoché Minga N’Sele, cadre de la FIDEC et coordonnateur de la Nouvelle Génération pour le Changement (NGC), a officiellement déposé une pétition auprès de l’administration de l’Assemblée nationale.

Pour ce proche de la gouverneure Fifi Masuka, l’heure n’est plus aux retouches superficielles mais à une rupture totale avec l’ordre établi en 2006.

« Au nom de la souveraineté populaire, même les dispositions dites intangibles ne peuvent résister à la volonté du peuple », a-t-il martelé devant la presse.

L’initiative repose sur un constat de « médiocrité institutionnelle » que le pétitionnaire juge responsable des blocages actuels de l’État. Minga Nsele plaide pour une refondation profonde, capable de résoudre les conflits de compétences entre institutions et d’améliorer la gouvernance publique. Selon lui, le texte actuel, hérité des compromis de la transition, ne répond plus aux aspirations d’une jeunesse en quête de stabilité.

« Nous nous sommes acquittés de notre devoir citoyen conformément à l’article 218 de la Constitution », a-t-il précisé pour souligner la légalité de sa démarche.

Cependant, le projet de Mardoché Minga intègre une dimension sécuritaire majeure : il conditionne le basculement vers une nouvelle République à la fin de la guerre à l’Est. Le pétitionnaire annonce d’ailleurs qu’une proposition de loi, portée par un député national, visera à instaurer un mécanisme exceptionnel de continuité des institutions. Ce régime transitoire aurait pour mission de restaurer l’autorité de l’État avant tout changement de régime. Comme il l’affirme avec conviction :

« Allons-nous basculer dans une nouvelle République avec la situation actuelle de l’Est ? Non, ce n’est pas possible ».

Cette démarche fait écho aux récentes déclarations de plusieurs cadres de la majorité présidentielle qui, depuis quelques mois, multiplient les appels à une « Constitution congolaise écrite par des Congolais ». Tous s’orientent désormais vers une bataille législative intense, où la question du référendum pourrait devenir le prochain grand rendez-vous politique du pays. Si cette dynamique se confirme, la RDC pourrait s’engager dans une transition institutionnelle d’envergure, visant à léguer aux futurs dirigeants un État assaini et pacifié.

 

Divine Atante

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