
Dans la province du Haut-Uélé, un nouveau bras de fer se dessine entre les autorités coutumières de la chefferie Bari-Logo et la société minière Kibali Gold Mine. Réunis en urgence à Durba, dans le territoire de Watsa, les chefs coutumiers ont exprimé leur profond mécontentement et demandé le départ immédiat de l’entreprise, qu’ils accusent de fragiliser le tissu social de leur communauté.
Selon les informations publiées par Actualite.cd, les gardiens des coutumes estiment que la société minière ne respecte ni les autorités traditionnelles ni les engagements pris envers les populations locales. Ils dénoncent des pratiques qui, selon eux, alimentent les divisions entre les habitants et mettent à mal la cohésion sociale dans une région pourtant riche en ressources naturelles.
Au nom des chefs coutumiers, M. Bopole Fataki Talipone, chef du village Kukundeku, a déclaré que les tensions opposant les exploitants miniers artisanaux et les entrepreneurs locaux seraient aggravées par certaines décisions de l’entreprise. Une situation qui, d’après lui, compromet le climat de paix et de confiance indispensable au développement de la région.
Les autorités coutumières affirment également que les populations directement concernées par les activités minières ne bénéficient pas suffisamment des retombées économiques promises. Elles estiment que les attentes des communautés en matière d’emploi, de développement local et de dialogue restent largement insatisfaites.
Face à cette montée des tensions, les chefs coutumiers appellent les autorités compétentes à écouter leurs préoccupations et à favoriser un dialogue responsable entre toutes les parties. L’objectif, soulignent-ils, est de préserver la paix sociale, de garantir le respect des communautés locales et de faire en sorte que l’exploitation des ressources minières contribue réellement au développement de la province.
Dan Banze lwaba