Le message est clair. Reçu vendredi à la Cité de l’Union africaine, le panel des facilitateurs de l’UA a entendu un Félix Tshisekedi ferme.
Face à Uhuru Kenyatta (Kenya), Mokgweetsi Masisi (Botswana), Sahle-Work Zewde (Éthiopie) et Catherine Samba-Panza (RCA), le Président a réaffirmé la ligne rouge de Kinshasa.
Ce que Tshisekedi exige :
– Retrait immédiat des troupes rwandaises du sol congolais
– Fin du soutien militaire à l’AFC/M23
– Application effective des accords de Washington et de Doha, pas juste des déclarations
– Respect total de l’intégrité territoriale
Nous exigeons des actes concrets, a-t-il martelé selon la Présidence.
Le panel arrive de Goma et Kigali. Il a promis de jouer franc-jeu pour relancer un processus bloqué depuis des mois.
A ses côtés lors de l’audience : la Première ministre Judith Suminwa et le chef de la diplomatie Thérèse Kayikwamba.
Contexte explosif : pendant ce temps, l’ONU recense 4.400 violations des droits humains depuis janvier et 6,1 millions de déplacés dans l’Est. Et à Kinshasa, la tension politique avec Kabila est au sommet.
L’UA est sous pression. Kinshasa attend des résultats.
ANASTASIE MIMBOLO
