
Ce lundi 12 octobre 2026, au Palais du Peuple, l’Assemblée nationale a déclaré recevable la proposition de loi sur la transformation locale et le développement des chaînes de valeur des substances minérales, portée par le député national Thierry Mulumba Mpandanjila.
Après 348 jours de travail depuis son dépôt à l’Assemblée nationale, le texte de 145 articles franchit ainsi une étape parlementaire décisive.


Devant ses collègues députés, l’initiateur a défendu une ambition : faire passer la RDC du statut de fournisseur de matières premières à celui de puissance industrielle.
« La RDC ne peut plus se contenter d’être un simple fournisseur des matières premières. Elle doit devenir un pôle industriel. »
Présentée comme un instrument législatif de la vision de souveraineté économique du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, cette réforme entend encadrer la transformation des minerais, du raffinage à la fabrication des produits finis.
« Sur le plan juridique, le constat est clair. Le Code minier régit l’amont, la prospection, les droits miniers, l’extraction, le traitement et la concentration. Il a d’ailleurs lui-même renvoyé à une législation dédiée la question de la transformation post-extraction. Or, cette législation n’existait pas encore. »


Objectifs : créer des emplois, attirer les investissements, favoriser le transfert de technologies et retenir davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.
« L’adoption de cette loi permettra à notre pays de passer d’une économie de rente extractive à une économie de transformation. »
À l’issue de sa présentation, Thierry Mulumba Mpandanjila a répondu à plus de vingt préoccupations soulevées par les élus nationaux.

Convaincue par les échanges, la plénière a déclaré la proposition recevable, avant son renvoi à la Commission mixte Économie-Finances et Environnement pour un examen approfondi dans un délai de dix jours.
La loi Mpandanjila franchit ainsi un cap déterminant. Désormais, l’ambition d’un Congo qui transforme ses propres richesses poursuit son chemin au Parlement.
LUKEKA KALUME