Kwamouth | L’armée dénonce les tracasseries des miliciens Mobondo contre les agriculteurs

Les agriculteurs du sud-est du territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe, sont confrontés à des difficultés d’accès à leurs champs.

Selon les autorités militaires, des miliciens Mobondo qui refusent de déposer les armes leur imposeraient le paiement de sommes d’argent pour accéder à leurs terres ou les cultiver, une pratique qui entrave les activités agricoles dans cette partie du territoire.

Cette situation a été confirmée mardi 13 octobre 2026 par le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de la 11ᵉ région militaire. D’après lui, certains miliciens encore actifs chercheraient à reconstituer leurs positions sous l’autorité d’un chef connu sous le pseudonyme de Cobra, malgré les opérations de pacification engagées dans la région.

Face à la persistance de ces pratiques, l’armée appelle les combattants encore actifs à renoncer à la lutte armée et à se rendre volontairement. Elle affirme également vouloir mettre fin aux pressions exercées sur les populations locales, notamment celles qui compromettent leurs activités agricoles.

« Pour nous, cela reste une forme d’insécurité et de tracasseries que nous ne pouvons pas banaliser », a insisté le capitaine Antony Mualushayi, faisant référence aux sommes que certains miliciens exigeraient des agriculteurs pour exploiter leurs champs.

Ces faits surviennent alors que les autorités poursuivent leurs efforts pour rétablir la sécurité dans le territoire de Kwamouth, marqué depuis plusieurs années par des violences attribuées aux miliciens Mobondo. La présence de groupes réfractaires au désarmement continue de compliquer le retour à une situation stable et la reprise normale des activités économiques des populations.

Depuis février 2026, la mission de pacification conduite par Eliezer Ntambwe aurait contribué à la reddition de plusieurs centaines de miliciens, notamment dans des villages situés le long de la route nationale 17 (RN17). L’armée appelle à la poursuite de cette dynamique afin de réduire les dernières poches de résistance et de permettre aux habitants de vaquer librement à leurs occupations.

Willy Ulengu Samuanda

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