
À quelques jours de l’ouverture de la COP31 en Turquie, le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, participe ce vendredi à un mini-sommet de haut niveau sur l’environnement à Brazzaville. Une rencontre stratégique qui pourrait renforcer la voix du Bassin du Congo dans les futures négociations climatiques internationales.
Arrivé jeudi 5 novembre dans la capitale congolaise à l’invitation de son homologue Denis Sassou Nguesso, le Chef de l’État congolais prend part aux activités marquant la 40e édition de la Journée Nationale de l’Arbre en République du Congo.
Les travaux de cette journée débutent par une cérémonie symbolique de plantation d’arbres au PK45, dans la périphérie de Brazzaville. Un geste fort qui traduit l’engagement des États de la région en faveur de la préservation des écosystèmes forestiers.
Le point culminant de cette visite reste toutefois le mini-sommet de haut niveau sur l’environnement qui réunit plusieurs dirigeants africains autour des enjeux climatiques et forestiers.
À l’issue de cette rencontre, les chefs d’État prendront également part à un forum environnemental consacré à la protection et à la valorisation des ressources forestières, selon la Cellule de communication de la Présidence de la RDC.
Autour de la table figurent plusieurs personnalités de premier plan :
- Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo ;
- Félix Tshisekedi, Président de la République démocratique du Congo ;
- Évariste Ndayishimiye, Président du Burundi et Président en exercice de l’Union africaine ;
- Faustin-Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine ;
- Le Président de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Les échanges portent notamment sur la préservation des forêts tropicales, la restauration des écosystèmes dégradés, la gestion durable des ressources naturelles ainsi que les stratégies de boisement et de reboisement.
Ce mini-sommet intervient dans un contexte particulièrement important. Il coïncide avec le lancement officiel de la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement, une initiative destinée à accélérer la restauration du couvert forestier mondial et à mobiliser davantage de financements en faveur de l’environnement.
La tenue de cette rencontre trois jours avant l’ouverture de la COP31, prévue du 9 au 20 novembre 2026 en Turquie, est loin d’être anodine. Pour les pays du Bassin du Congo, il s’agit d’harmoniser leurs positions et de parler d’une seule voix sur les grandes questions climatiques.
Pour Kinshasa, cette séquence diplomatique constitue également une opportunité de consolider son leadership régional sur les enjeux environnementaux.
Au cœur du message porté par la délégation congolaise : la reconnaissance du rôle stratégique de la RDC dans la lutte mondiale contre le changement climatique.
Avec le Bassin du Congo, qui abrite le deuxième plus grand massif forestier tropical de la planète après l’Amazonie, la République démocratique du Congo entend rappeler que la protection de ses forêts est un enjeu mondial.
Kinshasa souhaite ainsi mettre en avant sa biodiversité exceptionnelle et obtenir une meilleure prise en compte des réalités du Bassin du Congo dans les discussions internationales, notamment en ce qui concerne les financements climatiques et les mécanismes de conservation.
Cette rencontre intervient quelques semaines après la deuxième édition de la Semaine Nationale du Climat organisée à Kinshasa, confirmant la volonté des autorités congolaises de maintenir les questions environnementales au centre de leur agenda diplomatique.
Selon la Présidence de la République, « cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre des initiatives régionales et internationales en faveur de la préservation des écosystèmes forestiers ».
La Présidence souligne également que « la présence du Chef de l’État à ce mini-sommet traduit l’engagement du pays en faveur de la lutte contre le changement climatique et de la conservation de la biodiversité ».
Freddy Millions Mbwebwe