
C’est un texte plein de promesses mais lesté d’Histoire. Ce vendredi 25 avril, à Washington, la RDC et le Rwanda ont signé une déclaration de principes censée ouvrir la voie à un accord de paix durable entre deux voisins aux relations empoisonnées par les décennies et les balles. Le décor : une salle feutrée, un Marco Rubio en hôte conciliant, et deux diplomates — Thérèse Kayikwamba Wagner pour Kinshasa, Olivier Nduhungirehe pour Kigali — qui alignent les formules diplomatiques.
Six engagements pour recoller les morceaux d’une région en miettes : respect mutuel des frontières, réponses aux préoccupations sécuritaires, intégration économique, retour des déplacés, appui à la MONUSCO et, en filigrane, l’élaboration d’un accord de paix. Des mots calibrés, pesés, diplomatiquement polis.
Mais la réalité, elle, est brutale. Dans l’Est de la RDC, les tirs ne se taisent pas. Kigali ne cesse depuis longtemps de jouer les pyromanes via le M23. Dans ce contexte, cette déclaration ressemble autant à une avancée qu’à un pari sur l’avenir.
“Des engagements sérieux”, souffle Marco Rubio.
Washington joue l’entremetteur, mise sur la désescalade, et agite la promesse d’un appui renforcé.
LUKEKA KALUME