
Un nom au bas d’un communiqué relance la guerre diplomatique entre Kinshasa et Kigali.
C’est la signature du Général-Major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, sur le communiqué officiel annonçant le crash de Kenge qui a fait réagir le Rwanda.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, est sorti de son silence ce dimanche 27 septembre. Dans un message cinglant sur X, il dénonce un « retour troublant et indécent ».
« Le communiqué sur le crash est signé par Sylvain Ekenge, présenté comme porte-parole des FARDC, alors qu’il avait été écarté pour des propos génocidaires », écrit Nduhungirehe.
Kigali rappelle la controverse de décembre 2025 : Sylvain Ekenge avait tenu des propos jugés extrêmement graves contre les femmes tutsies, qualifiés par plusieurs ONG de « langage à connotation génocidaire ». Suite à l’indignation internationale, il avait été suspendu de ses fonctions de porte-parole. L’intérim était depuis assuré par le Général-Major Mak Hazukay.
Son retour, même pour annoncer un deuil national, est vu par Kigali comme une provocation et une preuve, selon eux, de la « doctrine haineuse » de Kinshasa.
Du côté de l’état-major FARDC à Kinshasa, aucun communiqué n’a encore officialisé son retour définitif. Mais sa signature sur un document aussi sensible que l’annonce de la mort du Premier Président de la Haute Cour Militaire, le Lt-Gén Joseph Mutombo, et de l’Auditeur Général, le Lt-Gén Lucien-René Likulia, sonne comme une réhabilitation de fait.
Cette polémique survient en pleine semaine de l’Assemblée Générale de l’ONU à New York, où Judith Suminwa et Massad Boulos ont justement recadré Kigali sur son soutien au M23.
Kinshasa-Kigali : la guerre des mots continue, même en temps de deuil.
Freddy Millions Mbwebwe