
Le couperet est tombé. José Tshimwina Tshimwina passera le reste de sa vie derrière les barreaux. Condamné hier mardi 11 mars à la servitude pénale à perpétuité par le tribunal de grande instance de Kananga, il paie le prix du meurtre brutal de Dieudonné Kalemba, un élève en fin d’études secondaires, à Tshibala, dans le territoire de Kazumba.
Un drame qui avait secoué la province du Kasaï Central. À peine débarqué de Kinshasa, le prévenu s’était violemment disputé avec le jeune Kalemba, avant de le poignarder à mort. Un crime qui, dans un État de droit, ne pouvait rester impuni, a martelé Valentin Bope Bwana, président du tribunal.
« Ce verdict doit servir de leçon », a-t-il lancé, insistant sur la nécessité du respect des lois.
Le ministère public, lui, n’avait pas mâché ses mots : il réclamait la peine de mort. Une exigence finalement écartée par le tribunal, qui a opté pour la perpétuité. De l’autre côté, les avocats de la défense plaidaient l’acquittement pur et simple, dénonçant une absence de preuves suffisantes. Peine perdue.

L’affaire, jugée en procédure de flagrance, a été menée tambour battant. Le tribunal voulait envoyer un message clair : l’impunité n’a plus sa place.