Kinshasa | Le plus grand centre culturel d’Afrique centrale bientôt inauguré

Judith Suminwa Tuluka, Première Ministre, a confirmé ce jeudi 8 août l’achèvement imminent des travaux de construction du plus grand centre culturel d’Afrique centrale, situé le long du boulevard Triomphal à Kinshasa. Ce projet ambitieux, fruit de la coopération sino-congolaise, est désormais prêt à ouvrir ses portes au public.

Lors de sa visite d’inspection, la Première Ministre était accompagnée du Ministre d’État en charge des Infrastructures, de la Ministre de l’Éducation nationale, du Ministre de la Communication et des Médias, ainsi que de la Ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine. Ensemble, ils ont parcouru ce complexe monumental, qui comprend une grande salle de spectacles, des salles de danse, des amphithéâtres, des chambres d’hôtes, ainsi que des locaux dédiés à l’Institut National des Arts (INA).

Judith Suminwa a exprimé sa satisfaction quant à l’avancement des travaux et a souligné l’importance de cet édifice pour la promotion de la culture congolaise et africaine. Ce centre, doté d’infrastructures modernes, constitue une véritable opportunité pour les artistes congolais de briller sur la scène nationale et internationale.

Le centre culturel et artistique de l’Afrique centrale s’annonce comme un véritable catalyseur pour la scène artistique congolaise. Il est appelé à jouer un rôle majeur dans la dynamique culturelle de la région, en phase avec les objectifs du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028. Ce projet, symbole de l’engagement du gouvernement à soutenir le secteur culturel, incarne l’ambition de la RDC de faire rayonner son patrimoine au-delà de ses frontières.

 

Placide LUKEKA

Musique | Fally Ipupa remet un disque d’Or posthume pour Luambo Makiadi à sa famille

Un disque d’or Export participatif vient d’être décerné à titre posthume à l’artiste musicien congolais Franco Luambo Makiadi. C’est l’actuelle star de la musique congolaise Fally Ipupa qui l’a remise ce mardi 6 août à la famille biologique du défunt, représenté par l’un de ses fils.

La plaque de certification a été remise entre les mains de l’un de ses fils, Emongo Luambo.

Par ailleurs, le grand Maître Franco Luambo Makiadi est crédité comme compositeur sur la chanson à succès « Lady D » et grâce à cet album et la reprise de sa chanson « Mario » par Fally Ipupa, la légende de la musique congolaise est récompensée 35 ans après sa mort.

Signalons que Fally Ipupa a remis son disque d’or à titre posthume à Luambo Makiadi pour avoir utilisé ces œuvres artistiques dans son album Formule 7. Un geste qui frise l’honnêteté artistique et culturelle.

 

Basile MUYA

Concert Mike Kalambayi | Le Ministre de la Justice lance une enquête pour faire toute la lumière

Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, vient d’annoncer la survenue d’événements tragiques au Stade des Martyrs, entraînant la mort de plusieurs personnes.

Selon un communiqué officiel émis par le Ministre de la Justice, ces événements ont suscité une réaction immédiate des autorités.

Le Ministre a ordonné à l’Inspecteur Général de la Police Judiciaire ainsi qu’à l’Auditeur Général des Forces armées de lancer des enquêtes approfondies pour déterminer les circonstances exactes et les responsabilités liées à cette tragédie. Les organisateurs de l’événement, ainsi que les éléments de la Police Nationale affectés à l’encadrement, seront interrogés dans le cadre de cette investigation.

Sasa Studio vous communiquera les détails supplémentaires au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête.

 

Placide Lukeka

Morts au concert de Mike Kalambayi | Le bilan s’est alourdi : 9 morts dont 7 enfants et 2 femmes, une enceinte

Le concert de l’artiste musicien Mike Kalambay, qui vient de se tenir ce samedi 27 juillet au Stade des Martyrs de la Pentecôte à Kinshasa, a été marqué par une tragédie. Le bilan des victimes de l’étouffement a tragiquement augmenté au fil des heures.

Dans son journal de 20h, la RTNC a rapporté que l’hôpital de Vijana a reçu plusieurs enfants depuis 14h, dont sept sont malheureusement décédés à leur arrivée. Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a confirmé que le total des décès s’élève désormais à neuf, incluant deux femmes, dont une était enceinte.

Roger Kamba, accompagné de la ministre de la Culture et des Arts, s’est rendu sur place pour évaluer la situation et apporter son soutien aux familles touchées par cette catastrophe. Les autorités continuent d’enquêter sur les circonstances exactes de cet incident tragique qui a frappé les congolais présents à cet événement.

 

Placide Lukeka

Concert Mike Kalambayi au Stade des Martyrs | 7 morts et plusieurs blessés en réanimation (RTNC)

La Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) a annoncé via sa page Facebook ce samedi 27 juillet, une tragédie survenue lors du concert du pasteur et chantre congolais Mike Kalambayi au Stade des Martyrs de Kinshasa. Sept personnes ont perdu la vie et plusieurs autres ont été admises en réanimation dans divers hôpitaux de la capitale.

Selon la RTNC, « Tous les corps viennent d’être acheminés à la morgue de Vijana à Lingwala (Hôpital)« , confirmant la gravité de l’incident. Le concert, intitulé « Explo Celebration« , a attiré une foule record de 200 000 personnes, marquant un tournant historique mais malheureusement tragique pour l’événement.

Mike Kalambayi, figure emblématique du gospel congolais, avait organisé ce concert en espérant rassembler ses fidèles pour une soirée de louanges et de célébrations. Le Stade des Martyrs, lieu emblématique pour les concerts en RDC, a déjà accueilli de nombreux artistes de renom tels que Fally Ipupa, Ferré Gola, Werrason et Moïse Mbiye, entre autres, renforçant ainsi son statut de site prestigieux pour les événements majeurs.

L’incident soulève des questions sur la gestion de la sécurité lors de grands rassemblements.

 

Rédaction

Werrason sera au concert de Mike Kalambayi au stade des Martyrs ce samedi

Le célèbre chanteur congolais Ngiama Makanda, connu sous le nom de Werrason, a confirmé sa participation au concert « Explo célébration » de l’artiste gospel Mike Kalambayi. Cet événement aura lieu ce samedi 27 juillet au stade des Martyrs à Kinshasa.

Sur ses pages sociales, Werrason a adressé un message à ses fans et aux chrétiens de Kinshasa :

« J’invite tous les chrétiens du monde entier et en particulier ceux de Kinshasa. Je vous confirme que ce samedi 27 juillet, je serai au stade des Martyrs à l’invitation de mon frère, pasteur Mike Kalambayi. »

Il a exprimé sa gratitude pour cette invitation, soulignant qu’elle témoigne de la considération que lui porte le pasteur.

C’est la première fois que Werrason reçoit une invitation d’un artiste musicien chrétien, ce qui le rend particulièrement honoré. Il a invité la population kinoise, et en particulier les amateurs de musique, à assister en masse à cette production musicale.

« Tous les chrétiens, vous qui aimez la bonne musique, vous qui aimez danser pour la gloire du Très-Haut, soyez présents », a-t-il laissé entendre.

Il a profité de l’occasion pour lancer une invitation à l’endroit d’anciens sociétaires du groupe Wenge et à ses fans en vue d’apporter un soutien à cet événement, tous les musiciens de son groupe musical inclus : Wenge Musica Maison Mère.

Point n’est utile de rappeler qui est Werrason : Boss du groupe musical Wenge Musica Maison Mère, il est une célébrité à internationale. Il reste aussi connu comme l’un des leaders de l’orchestre légendaire Wenge Musica, 4X4, tout terrain.

Il s’est déjà produit deux fois (en 2000 et 2003) au stade des Martyrs. C’est 23 ans après donc que le « Roi de la forêt » rentre dans sa tanière.

 

Placide Lukeka

RDC | Koffi Olomidé face à la justice, ses propos incendiaires sur la guerre dans l’est le rattrapent

Koffi Olomidé, légende vivante de la musique congolaise et africaine, est attendu ce lundi 15 juillet au parquet général près la Cour de Cassation pour répondre à des accusations dont la nature sera révélée sur place.

Cette convocation, datée du 10 juillet, ordonne au célèbre chanteur de se présenter à 11h00 au bâtiment CNSS (ex. INSS) sur le Boulevard du 30 juin à Kinshasa-Gombe.

La convocation fait suite à son passage remarqué sur le plateau de l’émission « Le Panier The Morning Show » sur la RTNC le 6 juillet dernier. Au cours de cette émission, Koffi Olomidé avait tenu des propos controversés concernant la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, jugés « dénigrants et démobilisateurs » pour les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Ces déclarations lui ont valu une première convocation par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) le 12 juillet, au cours de laquelle il a dû présenter ses moyens de défense.

Lors de son intervention télévisée, Koffi Olomidé a notamment affirmé :

« Il n’y a pas de guerre. Nous sommes tapés. On nous gifle. On fait de nous ce qu’on veut. J’ai vu les camions de ces gens-là qui viennent tranquillement et personne pour les empêcher. J’ai vu que nos militaires vont à la guerre à moto. J’ai des larmes. Il n’y a pas de guerre. On nous traite comme des enfants. La guerre, c’est quand on tire, nous nous répliquons. »

Ces propos ont déclenché une vague de réactions et de mesures disciplinaires, incluant la suspension de Jessy Kabasele, le présentateur de l’émission, par la direction de la RTNC pour ne pas avoir réagi aux déclarations de l’artiste.

Le CSAC a également jugé nécessaire de rappeler à Koffi Olomidé, ambassadeur de la culture congolaise, ses responsabilités et l’importance de mesurer ses paroles. Pour rappel, sa nomination en tant qu’ambassadeur, tout comme celle de Maître Gims et Dadju, visait à promouvoir la rumba congolaise, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO en décembre 2021.

Placide LUKEKA

Après ses propos controversés, Koffi Olomide reconnaît qu’il faut un peu « plus de diplomatie » dans ce qu’il dit

Invité au CSAC ce jeudi 11 Juillet à Kinshasa pour présenter ses moyens de défense face aux propos tenus dans le magazine Le Panier sur la RTNC, l’artiste musicien Koffi Olomide, très détendu, a qualifié ce moment d’une séance essentiellement pédagogique.

Celui qu’on appelle Quadra Koraman, a indiqué à la presse qu’il a eu des échanges fructueux avec Christian Bosembe, Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel au Congo, à qui il a présenté ses vives félicitations pour le travail abattu par cette institution d’appui à la démocratie.

« Je voulais dire bravo au CSAC et à son Président Bosembe (…). La séance d’aujourd’hui était plus pédagogique qu’autre chose. Nous avons a parlé et nous nous sommes compris. Rien d’autre de plus »

Et de reconnaître :

« Même si ce que le chanteur Koffi a dit est vrai et fondé, mais il faut peut-être un peu plus de diplomatie ».

Signalons toutefois que la star congolaise Koffi Olomide a remercié le président le CSAC et son président pour l’hospitalité et la courtoisie qu’il a bénéficié de cette institution, lors de cette séance. Contrairement à ce que l’opinion publique redoutait : une série des décisions qui pourraient être prises contre lui après sa réflexion sans langue de bois sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Cependant, en tant qu’ambassadeur de la culture en RDC, l’artiste musicien Koffi Olomide a également reconnu le rôle qu’il doit jouer durant ce moment de la crise qui frappe l’est de la RDC.

Basile Muya

RDC | La DG du FPC  Barbara Kanam reçue par la Ministre de la Culture Yolande Elebe

Le 8 juillet 2024, Son Excellence Madame Yolande Elebe, Ministre de la Culture, Arts et Patrimoines de la RDC, a accueilli dans son cabinet de travail Madame Barbara Kanam, Directeur général du Fonds de Promotion Culturelle (FPC).

Cette rencontre, la première depuis la nomination de Madame le Ministre dans le gouvernement Suminwa, a été l’occasion d’échanger sur la faisabilité d’une série d’actions communes visant à promouvoir la culture congolaise.

Dès les premières civilités, Madame Kanam a exprimé à l’autorité de tutelle son engagement total et sa détermination à soutenir activement les initiatives du ministère. Elle a réaffirmé sa volonté de travailler en étroite collaboration pour redonner à la culture congolaise ses lettres de noblesse et en faire un levier essentiel du développement national.

Cet entretien marque le début d’une collaboration prometteuse entre le ministère et le Fonds de Promotion Culturelle. Ensemble, elles ambitionnent de dynamiser le secteur culturel, de valoriser le patrimoine national et de renforcer l’impact de la culture sur le développement économique et social de la République Démocratique du Congo.

 

Ange ALOKI 

« JAMBO ! » : Aujourd’hui, c’est la journée mondiale du Swahili !

Le 7 juillet 2024 marque la Journée mondiale de la langue Kiswahili, appelée communément « Swahili » par les non ou les moins locutifs. C’est une reconnaissance par l’Organisation des Nations Unies de l’importance culturelle et linguistique croissante de cette langue en Afrique de l’Est et centrale. Parlé par des millions de personnes, le Kiswahili, aussi connu sous le nom de Swahili, est non seulement un outil de communication, mais aussi un vecteur d’unité et d’identité culturelle.

Le Kiswahili sert de lingua franca dans plusieurs pays africains, notamment en Tanzanie, au Kenya, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et dans certaines régions de notre pays. Il facilite les échanges commerciaux, politiques et sociaux au-delà des frontières nationales. On estime que plus de 100 millions de personnes parlent le Kiswahili à divers niveaux de compétence.

Historiquement, le kiswahili serait apparu au Xe siècle suite à la rencontre entre les peuples bantous du littoral et les marchands arabes et persans. Sa diffusion à l’intérieur du continent a débuté au XIXe siècle grâce aux caravanes arabes capturant des esclaves au Tanganyika, atteignant le sud de l’Ouganda avant 1850 et l’Est de la République démocratique du Congo entre 1870 et 1884. Les esclaves capturés étaient ramenés à la côte, principalement à Zanzibar, pour être vendus. La population jeune et croissante des locuteurs de Kiswahili renforce également la dynamique de cette langue.

Le Kiswahili joue un rôle central dans les médias, l’éducation et la littérature en Afrique de l’Est. Il est la langue d’enseignement primaire dans plusieurs pays et sert d’outil essentiel pour l’éducation et la formation. Les stations de radio et de télévision en Kiswahili atteignent des audiences vastes et diversifiées, et le contenu en Kiswahili augmente sur les réseaux sociaux, favorisant une plus grande interactivité entre utilisateurs. De plus, le Kiswahili est utilisé comme langue principale dans de nombreuses œuvres littéraires et performances artistiques, contribuant ainsi à sa préservation et à sa valorisation.

Malgré son statut croissant, le Kiswahili fait face à plusieurs défis. L’uniformisation de son enseignement reste complexe en raison des nombreuses variantes dialectales, et les ressources pédagogiques en Kiswahili sont insuffisantes dans certaines régions, limitant son apprentissage efficace. De plus, la représentation du Kiswahili dans les technologies de l’information est encore insuffisante, nécessitant des investissements significatifs pour intégrer pleinement cette langue dans les outils numériques.

Dans le contexte de l’agression du Rwanda dans la partie Est de la République Démocratique du Congo (RDC), le Kiswahili résonne comme un symbole puissant et un outil d’union pour la population locale. Cette langue, parlée par la majorité des habitants de cette région, transcende les divisions ethniques et géographiques, renforçant ainsi la cohésion sociale face aux conflits externes.

Le Kiswahili, au-delà de son rôle de communication quotidienne, incarne l’identité culturelle et la résistance collective du peuple congolais. Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, où les tensions et les violences sont particulièrement vives, le Kiswahili sert de lien unificateur. Il permet aux habitants de se mobiliser, de partager des informations cruciales et de s’organiser pour leur survie et leur défense.

La langue devient alors un monument vivant, un témoignage de la résilience et de la détermination des communautés locales à surmonter les épreuves. Elle renforce les liens de solidarité et de soutien mutuel, essentiels dans des moments de crise. Le Kiswahili est également utilisé dans les chants, les poèmes et les discours qui expriment les souffrances, les espoirs et les aspirations d’un peuple meurtri, mais déterminé à préserver son intégrité et sa dignité.

Ainsi, dans le contexte tumultueux de l’Est de la RDC, le Kiswahili n’est pas seulement une langue. Il est le ciment qui unit une population diverse, un phare d’espoir dans les moments sombres et un symbole indéfectible de la lutte pour la paix et la justice.

L’avenir du Kiswahili semble prometteur grâce à la reconnaissance croissante par des organisations internationales comme l’Union africaine et les Nations Unies, augmentant son prestige et son utilisation officielle. Les développements technologiques, notamment dans la traduction automatique et les interfaces utilisateur en Kiswahili, améliorent également son accessibilité et sa praticabilité.

La Journée mondiale de la langue Kiswahili du 7 juillet 2024 n’est pas seulement une célébration de cette langue, mais aussi un rappel de son importance stratégique pour l’intégration culturelle et économique en Afrique. Elle incarne un espoir de collaboration renforcée et de compréhension mutuelle parmi les peuples d’Afrique et au-delà.

 

Placide LUKEKA