Raphaël Kibuka à Daniel Mbau:  « La décision du maintien ou retrait du MLC relève de la haute hiérarchie. MLC demeure à l’USN »

À l’issue de la réaction du député honoraire et professeur Daniel Mbau Sukisa, qui a exprimé…

RDC | Scandale financier au FRIVAO — Le ministre de la Justice suspend toute l’équipe dirigeante

Le ministre d’État chargé de la Justice et Garde des sceaux, Constant Mutamba Tungonga, a suspendu les principaux responsables du Fonds Spécial de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda (FRIVAO) en République Démocratique du Congo. Cette décision a été officialisée par un arrêté ministériel, pris en réponse à des allégations graves de mauvaise gestion des fonds publics.

Les personnes concernées par cette suspension sont Mwarabu Ngalema François, coordonnateur du FRIVAO, Poka Pinzi Arthur, coordonnateur adjoint, et Mopunga Makendeni Mimy, secrétaire rapporteur. Bien que les raisons précises de cette mesure n’aient pas été détaillées dans le document signé par le ministre, la décision intervient dans un contexte de soupçons de détournement de fonds destinés à indemniser les victimes des conflits, y compris ceux de la guerre de six jours à Kisangani.

Afin de garantir la continuité des activités du FRIVAO, Constant Mutamba a nommé une nouvelle équipe dirigeante à titre provisoire. Celle-ci est composée de Bolukola Osony Chançard en tant que coordonnateur ad intérim, Kitenge Senga Dismas comme coordonnateur adjoint ad intérim, Kalibundji Bigofala Clémence comme secrétaire rapporteur ad intérim, et Engbe Geneviève Aline, chargée de finance ad intérim.

Par ailleurs, le ministre de la Justice a ordonné la suspension des mouvements débiteurs sur le compte bancaire du FRIVAO, en attendant les résultats d’un audit en cours, mené par l’Inspection Générale des Finances (IGF). Cette enquête a pour but de faire la lumière sur les accusations de détournement de fonds au sein de cette structure étatique.

Plusieurs anciens gestionnaires du FRIVAO ont déjà été arrêtés et sont actuellement poursuivis en justice pour répondre des accusations portées contre eux.

 

Christivie Mbuli

Mise en place bureau du Sénat | Daniel Mbau dézingue l’UDPS

Une chaude réaction a été enregistrée au lendemain de la mise du bureau définitif du sénat lundi 12 août à Kinshasa. Le député honoraire du MLC Daniel Mbau Sukisa dézingue l’UDPS.

Ce cadre du MLC a critiqué sévèrement le parti présidentiel et l’a qualifié d’un parti antipathique vis-à-vis des partis amis et frères.

« L’UDPS n’a ni égard à l’alliance ni à l’amitié encore moins à la fraternité », s’est plaint Daniel Mbau sur les réseaux sociaux.

Le professeur et député honoraire Daniel Mbau Sukisa a rappellé que le MLC de Jean-Pierre Bemba et Ensemble pour la République de Moïse Katumbi ont été au nom du patriotisme, les deux architectes principaux de l’Union Sacrée de la Nation (USN).

Depuis lors, note le secrétaire national chargé des questions juridiques et droits de l’homme du MLC, que malgré les humiliations répétées, son parti a fait preuve de constance, de loyauté, de sincérité et voire d’humilité béate.

En retour, regrette Daniel Mbau, le MLC ne fait que recevoir cyniquement de coups en douce et des humiliations plus que ce que le régime Kabila lui a asséné, alors qu’il est partenaire du pouvoir et membre du présidium de l’USN.

Après ce qu’il qualifie de « vaste complot ourdi du sénat doublé des tâtonnements itératifs », le parti politique MLC devra dans les jours qui suivent « tirer les conséquences de sa participation au sein de l’USN ».

Cette réaction fait suite à l’échec cuisant récolté par le MLC avec sa seule candidate en course aux élections de membres du bureau définitif du sénat installé hier lundi.

 

Basile MUYA

SÉNAT | Modeste Bahati Lukwebo élu deuxième vice-président

Après l’élection de Jean-Michel Sama Lukonde à la présidence du Sénat, c’est au tour de Modeste Bahati Lukwebo, ancien président de cette institution, d’être élu au poste de deuxième vice-président de la chambre haute du Parlement congolais. Cette élection s’inscrit dans le cadre de la mise en place du bureau définitif du Sénat, orchestrée par l’Union sacrée, la coalition politique au pouvoir.

L’Union sacrée avait annoncé, le vendredi 9 août 2024, sa liste de candidats pour les différents postes du bureau définitif. Jean-Michel Sama Lukonde avait été choisi pour briguer la présidence, un choix qui a été validé par une large majorité des sénateurs. Pour le poste de premier vice-président, la coalition avait désigné Kalala wa Kalala José, tandis que Modeste Bahati Lukwebo, ancien président du Sénat et membre de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), avait été retenu pour la deuxième vice-présidence.

D’autres postes clés ont également été pourvus par des candidats de l’Union sacrée. Bamanisa Saidi, du Mouvement de libération du Congo (MLC), a été désigné comme rapporteur, Taupin Kabongo, de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (A3), comme questeur, et Isabelle Kalamba wa Umba, de l’Alliance pour l’avenir du peuple (AAP), comme questeur adjoint.

Cette élection, initialement prévue pour le début du mois, avait été reportée pour des raisons logistiques et de sécurité. Malgré ce retard, le processus s’est finalement déroulé sans encombre, ce qui est une nouvelle étape dans la réorganisation de la chambre haute du Parlement.

 

Placide LUKEKA

Jean-Michel Sama Lukonde élu Président du Sénat avec 84 voix sur 96

Jean-Michel Sama Lukonde, précédent Premier ministre de la RDC, vient d’être élu dans la soirée de ce lundi 12 août président du Sénat. Avec 84 voix sur les 96 exprimées, il succède à Modeste Bahati Lukwebo. Cette élection est un nouveau tournant dans sa carrière politique, après avoir été à la tête du gouvernement pendant trois ans, de février 2021 à février 2024.

Élu de la province du Haut-Katanga et candidat de l’Union sacrée de la Nation, Sama Lukonde s’est présenté devant ses collègues sénateurs avec une ambition claire : moderniser et rendre plus efficace l’institution parlementaire. Dans son discours programme, il a insisté sur la nécessité de bâtir un Sénat « efficace, moderne et accessible », fidèle à la vision du chef de l’État, Félix Tshisekedi.

« Tout en restant fidèle à la vision du président de la République, mon action dans la gestion de notre chambre parlementaire repose sur un plan visant à mettre en place un Sénat efficace, moderne et accessible », a-t-il déclaré.

Il a également exprimé son engagement à travailler en étroite collaboration avec les sénateurs, les services administratifs, et les autres institutions de la République, tout en respectant l’autonomie et le rôle spécifique du Sénat dans l’équilibre des pouvoirs.

Jean-Michel Sama Lukonde a également souligné l’importance du rôle du Sénat en tant que chambre des sages, un lieu de débat et de réflexion, garant de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du pays. Il a appelé ses collègues à s’unir derrière le Commandant suprême des Forces Armées pour faire face aux agressions dont le pays est victime, notamment dans l’est de la RDC, sous les attaques récurrentes du Rwanda et de ses alliés du groupe terroriste M23.

Sama Lukonde a enfin rendu hommage aux efforts du Président Tshisekedi, notamment dans les domaines de l’éducation avec la gratuité de l’enseignement primaire, et de la santé avec la mise en place de la Couverture Santé Universelle.

 

Placide LUKEKA

UDPS-Déchéance de Kabuya | André Mbata règle enfin ses comptes avec l’ex-Secrétaire Général

À la session extraordinaire de la CDP organisée ce dimanche, la commission de discipline de l’UDPS a retenu plusieurs griefs à charge du désormais ex-secrétaire général, Augustin Kabuya, entre autres le népotisme, le clientélisme, le tribalisme et l’irrespect des textes régissant le parti. L’homme fort du parti présidentiel n’a pas résisté à toutes ces bombes ciblées à son encontre.

Acculé par des journalistes à l’issue de la rencontre de ce dimanche à Sainte-Anne pour émettre une réaction à chaud, le député national, ancien vice-Président de l’assemblée et cadre de l’UDPS n’a pas lésiné sur les remises en cause au sujet du déchu du parti. L’honorable Pr. André Mbata a pointé du doigt les capacités intellectuelles et managériales d’Augustin Kabuya.

« Le plus incompétent des dirigeants que l’UDPS aura connus dans son histoire », a-t-il fermement repondu.

Pour André Mbata, le départ de Kabuya Augustin marque le début d’une nouvelle ère et la renaissance du parti présidentiel.

« L’homme qui affirme rester chef du parti présidentiel, symbolisait toutes les antivaleurs contre lesquelles les pères de l’UDPS et tous les cadres et combattants se sont toujours battus… L’ancien secrétaire général est l’un des piètres dirigeants que le parti n’a jamais connu », a-t-il renchéri devant les caméras de la presse, mais aussi devant les curieux du jour.

Pour rappel, en remplacement d’Augustin Kabuya, c’est désormais Déogratias Bizibu qui assurera l’intérim.

 

Basile MUYA

Crise à l’UDPS | Augustin Kabuya est relevé de ses fonctions de Secrétaire Général (Commission disciplinaire)

Dans l’après-midi de ce dimanche 11 août, la Convention Démocratique du parti (CDP) du Parti présidentiel Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) s’est tenu en session extraordinaire à Sainte-Anne à Kinshasa.

L’objectif principal de cette réunion était de trouver une solution à la crise interne qui secoue le parti, marquée par une opposition entre le clan Augustin Kabuya, actuel Secrétaire Général, et le clan Eteni Longondo et consorts.

Depuis plusieurs semaines, Augustin Kabuya se trouve sur un siège éjectable, critiqué pour sa gestion du parti. Plusieurs cadres et membres influents de l’UDPS, dont Eteni Longondo, exigent sa démission, l’accusant de mauvaise gestion, entre autres. Cette crise a éclaté suite à la publication du gouvernement Judith Suminwa fin mai, ainsi qu’à la distribution controversée de certains postes, où plusieurs membres se sont sentis oubliés au profit de proches de Kabuya.

La session extraordinaire de la CDP a donc été essentielle pour apaiser les tensions et restaurer l’unité au sein de l’UDPS. La décision finale, prise par la commission disciplinaire du parti, est que le Secrétaire Général Augustin Kabuya est relevé de ses fonctions à compter de cet instant. Cette décision est un tournant dans la gestion de la crise interne et pourrait déterminer l’avenir politique du parti.

Les décisions prises à Sainte-Anne pourraient aussi bien déterminer comment l’UDPS maintiendra sa position de force sur l’échiquier politique national.

 

Christivie Nyamabu

Assemblée Nationale | Le 1er VP Isaac Jean-Claude Tshilumbayi salue la réaction rapide du Gouvernement pour protéger le Palais du peuple

Le Palais du Peuple, symbole de la démocratie en RDC, bénéficiera bientôt d’un renforcement significatif de…

RDC | La main tendue par Félix Tshisekedi à l’opposition, une ouverture saluée par un député d’Ensemble

Le Président Félix Tshisekedi a exprimé, face à la presse, une volonté d’ouverture envers l’opposition congolaise, une démarche qui a été bien accueillie par certains leaders politiques de l’opposition. Ces derniers saluent cette initiative, y voyant une opportunité de fédérer les énergies pour affronter les défis majeurs qui assaillent le pays.

Félix Tshisekedi, dans un geste de conciliation, a tendu la main à tous les opposants, les invitant à collaborer pour le bien de la Nation, sans aucun préjugé. Pour Gratien-Iracan, député national, cette ouverture est louable et devrait être saisie par les opposants. Cependant, il insiste sur le fait que ces derniers doivent rester libres de refuser ou non cette main tendue, tout en rappelant l’importance de l’unité nationale face aux maux qui rongent le Congo.

« En 4 ans, il est difficile, voire impossible de réaliser pleinement les prévisions du Programme du Gouvernement pour atteindre le changement tant espéré et attendu par le Peuple. Le Chef de l’État devrait accepter la réalité : il pourrait entamer de nouveaux chantiers sans forcément les achever. Il n’est jamais trop tard pour mieux faire », a-t-il souligné, conseillant ainsi une approche réaliste et pragmatique.

Gratien-Iracan insiste également sur la nécessité pour le Président de se concentrer sur la bonne gouvernance et le respect scrupuleux de la Constitution, s’il souhaite véritablement améliorer le bien-être des Congolais.

« Si une solution peut être trouvée dès cette première année aux problèmes des Congolais, tant mieux ! Nous ne serons que plus heureux de la vivre. Notre peuple a besoin de paix et de progrès social », a-t-il ajouté.

L’élu de Ensemble pour la République a rappelé que les élections passées ont laissé des séquelles, mais qu’il est désormais temps de regarder vers l’avenir sans se complaire dans les querelles du passé.

« Il est plus que temps de regarder vers l’avant sans souhaiter les malheurs des uns ou des autres », a conclu Gratien-Iracan, exprimant ainsi un appel à la réconciliation et à l’unité nationale.

Cette prise de position fait suite à une déclaration de Félix Tshisekedi lors d’une interview à Bruxelles, où le Président, en convalescence, a réaffirmé ses intentions de tendre la main à ses adversaires politiques pour renforcer la cohésion nationale. Dans un contexte politique souvent marqué par la division, cette démarche d’ouverture pourrait marquer un tournant dans les relations entre le pouvoir et l’opposition en RDC.

 

Basile MUYA

Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe unissent leurs forces pour sécuriser l’Est et stabiliser l’économie

Le Président de la République Félix Tshisekedi a reçu ce mercredi, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, pour une rencontre axée sur les enjeux sécuritaires et économiques de la RDC.

Lors de cette rencontre, la situation sécuritaire dans l’Est du pays a occupé une place centrale. Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe se sont accordés sur la nécessité d’une évaluation régulière de la crise.

« Le Chef de l’État n’a pas lésiné sur les moyens. Il a recruté des hommes, les a formés et dotés d’équipements pour faire face à cette guerre », a déclaré Vital Kamerhe, soulignant les efforts déployés par le Président pour stabiliser cette région en proie aux violences.

Sur le plan économique, les deux dirigeants ont abordé la dépréciation inquiétante du franc congolais face aux devises étrangères. Vital Kamerhe a insisté sur l’urgence de mettre en œuvre le programme de transformation et de diversification de l’économie nationale.

« Il est temps que ce programme soit exécuté avec un suivi permanent », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de cette initiative pour stabiliser l’économie du pays.

En outre, Vital Kamerhe a relayé l’avertissement du Président Tshisekedi à l’encontre des grossistes pratiquant des prix jugés abusifs.

« Le Président de la République met en garde tous les grossistes qui pratiquent des prix fantaisistes. Le contrôle dans ce secteur sera régulier et rigoureux », a-t-il ajouté.

Cette question devrait faire l’objet d’une autre réunion prochainement, avec la participation de la Première ministre, afin de définir des mesures concrètes pour réguler le marché.

 

Christivie Nyamabu