Éboulement mortel dans les mines à Tshikapa : maître Donat Biyenge responsabilise les services attitrés et compatit avec les familles des victimes

Une vingtaine de personnes ont trouvé la mort, le mardi 7 juin dans l’éboulement d’une mine de diamant au village Sha Mashingo dans la localité de Samba, à environ 40 Km de la ville de Tshikapa au Kasaï.

Inquièt de cette situation dans l’un de ses villages d’origine, Maître Donat Biyenge a rappellé, ce mercredi 8 juin, aux services attitrés, à savoir, la division provinciale des Mines et géologie ainsi que le service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE/Kasai) de fournir un bilan sincère en fin d’aider la justice à établir les responsabilités. Le Ministère provincial des Mines n’a pas été en reste.

“Il faut bannir la pratique de chantiers miniers qui ne sont nullement des titres miniers aux yeux du nouveau code minier, lequel favorise l’exploitation illicite de diamant d’une part, et au SAEMAPE d’inciter les artisanaux à se regrouper dans des coopératives minières et de ne travailler que dans des zones d’exploitation artisanale ZEA conformément à l’article 111 du code minier, pourvu que dans pareilles circonstances, que seule la coopérative minière réponde tant pénalement que civilement devant les instances judiciaires et devant les communautés locales vivant dans les sites miniers”, a recommandé cet acteur sociopolitique à la division provinciale des Mines.

Selon me Donat Biyenge, il semble que ce site minier tombe dans une ZEA attribuée à une cooperative fantôme.
“Un conseiller du ministre provincial de Mines aurait mis les crocs en jambe aux services de Mines à bien encadrer les artisanaux pour éviter les éboulements. Nos services sont à pieds d’œuvre pour investiguer à ce sujet aux fins d’arriver à confirmer ou infirmer l’hypothèse d’abus de pouvoir par un conseiller du ministère provincial de Mines dont l’identité reste encore non connue”, a-t-il déclaré avant de présenter ses condoléances aux familles éprouvées au nom de la Fondation Donat Biyenge lwendju kivadiwa.

Par ailleurs, les mêmes sources renseignent q’une dizaine de personnes sont déjà retrouvées et les recherches se poursuivent pour extraire les autres dans les décombres.

Les témoins sur place renseignent qu’il y a eu plusieurs morts dans cet éboulement, lequel a touché plus de 30 puits de diamant. Tous les creuseurs artisanaux qui exploitaient dans ces puits ne sont pas retrouvés. Mais, l’on dénombre une vingtaine de morts.

Emmanuel Tshingambu

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