
Dans une conférence de presse tenue au Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) à Kinshasa ce samedi 6 janvier, l’opposition congolaise a vivement demandé l’annulation « pure et simple » des récentes élections présidentielles, qualifiées de « parodie et simulacre » par Martin Fayulu, candidat à la présidence.
Accompagné d’autres candidats, dont Seth Kikuni et Floribert Anzuluni, Fayulu a exprimé son incompréhension quant au revirement des électeurs qui, selon lui, l’avaient soutenu tout au long de la campagne. Il a déclaré que même ceux qui ont tenté de frauder ne l’ont pas réussi avec intelligence. Fayulu a également lancé un appel à la Southern African Development Community (SADC) pour qu’elle intervienne en faveur de la contestation.


L’opposition a aussi appelé la population à se mobiliser pour participer à une marche prochaine dans les rues, exprimant son mécontentement face aux résultats proclamés par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) qui a déclaré le Président sortant Félix Tshisekedi vainqueur.
S’exprimant sur l’invalidation des élections législatives des 82 candidats, l’opposition a qualifié cela de « fuite en avant » de Denis Kadima et de ses complices pour éviter de répondre de leurs responsabilités dans le chaos électoral. Elle a réitéré son appel à l’annulation totale des élections de décembre 2023 et à la mise à disposition immédiate de Denis Kadima et des membres de la CENI devant la justice.
Enfin, conformément à l’article 64 de la constitution, l’opposition congolaise a appelé le peuple à entrer en résistance pour contrer ce qu’elle qualifie de « fraude avérée ».
Ange Aloki