
Après une journée de paralysie, les activités ont repris ce mercredi 23 juillet au marché central de Virunga, dans la ville de Goma, au Nord-Kivu. En cause : une hausse controversée de la taxe sur l’hygiène des latrines, fixée temporairement à 700 francs congolais, contre 200 auparavant.
Face à la grogne des commerçants, qui dénonçaient une mesure inadaptée au contexte socio-économique, le tarif initial a été rétabli.
Au cœur des protestations : la multiplication des redevances imposées par le mouvement M23/AFC, qui contrôle la zone. Selon plusieurs vendeurs interrogés, les agents percepteurs intensifient la pression fiscale à travers des prélèvements journaliers jugés excessifs.
Autre point de crispation : le lancement annoncé d’une « patente annuelle », dont les modalités restent floues. Annoncée via mégaphone par des collecteurs au ton jugé autoritaire, cette taxe a suscité un rejet quasi unanime dans les rangs des petits commerçants.
Mardi matin, les étals sont restés vides, et les portes du marché sont demeurées closes pendant plusieurs heures. Un geste fort pour exprimer le ras-le-bol face à une fiscalité perçue comme arbitraire.
L’administrateur du marché, Delphin Bitwahike, a confirmé la suspension provisoire de la nouvelle taxe, à l’issue de discussions menées avec les autorités urbaines.
LF