Dépenses d’urgence | Le gouvernement limite les dérogations hors secteur sécuritaire à 1,58 % au 1er trimestre 2025

Le Ministère des Finances a rendu public ce jour un rapport détaillé sur l’exécution des dépenses publiques en procédure d’urgence pour le premier trimestre 2025. Ce document, conforme aux engagements de transparence pris avec le Fonds Monétaire International (FMI), montre les avancées réalisées en matière de maîtrise des finances publiques, tout en reconnaissant les défis liés aux impératifs sécuritaires.   

Les données publiées révèlent que les dépenses urgentes hors secteur sécuritaire se sont établies à 1,58 %, démontrant ainsi les efforts du gouvernement pour limiter le recours aux procédures dérogatoires dans la gestion courante de l’État. Cette performance s’inscrit dans le cadre de la politique de rigueur budgétaire impulsée par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, et illustre des progrès accomplis en matière de bonne gouvernance financière.

Cependant, lorsque l’on inclut les dépenses liées aux opérations sécuritaires en cours dans l’Est du pays, le taux global s’élève à 15,63 %. Cette augmentation reflète les nécessités exceptionnelles auxquelles fait face la République Démocratique du Congo dans sa lutte pour la stabilisation des régions en proie à l’insécurité.

Le gouvernement réaffirme sa volonté de ramener, à terme, le volume total des dépenses urgentes à 8 %, conformément aux engagements pris dans le cadre du programme conclu avec le FMI. Cet objectif s’inscrit dans une vision à moyen terme, où la normalisation progressive de la situation sécuritaire à l’Est permettra une diminution des besoins exceptionnels.

Les tableaux annexes fournissent une ventilation détaillée des dépenses, mettant en évidence :

– Une exécution globale de 1 167,84 milliards de CDF en procédure d’urgence sur le trimestre.

– Une répartition entre dépenses exceptionnelles (89,86 %) et fonctionnement institutionnel (10,14 %).

Cette publication trimestrielle s’inscrit dans la droite ligne des réformes engagées pour améliorer la gestion des finances publiques. Elle permet non seulement de renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers, mais aussi d’informer les citoyens sur l’utilisation des ressources de l’État.

Le Ministère des Finances souligne que ces résultats, bien qu’encourageants, appellent à poursuivre les efforts pour optimiser les procédures et garantir une allocation efficiente des fonds publics. La priorité reste d’accompagner les besoins sécuritaires tout en consolidant les bases d’une gestion budgétaire durable.

Perspectives : Les prochains rapports trimestriels permettront de suivre l’évolution de ces indicateurs, avec l’ambition de confirmer la tendance à la baisse des dépenses urgentes hors secteur sécuritaire, conformément aux objectifs fixés.

 

LUKEKA KALUME

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