
Ambiance studieuse et discours engagés, lundi 31 mars 2025 à Tshikapa. Le chef-lieu de la province du Kasaï a abrité la toute première édition de la Journée nationale de la masculinité positive. Dans la salle d’événements La Rose, au cœur de la commune de Kanzala, officiels, militants et activistes ont posé un premier jalon vers un changement de paradigme.
Sur scène, Elysée Koho, coordonnatrice provinciale de la Cellule Technique Mixte de la Masculinité Positive (CTM+), n’a pas fait dans la dentelle.
« Ici au Kasaï, les femmes font face à des pesanteurs culturelles, coutumières et religieuses », dénonce-t-elle.
« Il est temps que les hommes changent de comportement, qu’ils accompagnent et propulsent leurs partenaires plutôt que de les freiner », martèle-t-elle devant une assemblée attentive.

Madame Alphonsine Bundu Luzanga, ministre provinciale du Genre, Famille et Enfant, enfonce le clou.
« Cette journée ne doit pas être perçue comme un combat des sexes, mais comme un réveil des consciences. Les hommes doivent cesser de considérer la femme comme un objet et l’accompagner vers son émancipation », plaide-t-elle.
La conférence-débat organisée pour l’occasion a bénéficié du soutien technique et financier de l’Association de Santé Intégrée pour le Développement Durable (ASID Asbl) et de l’ENABEL.


Derrière cette célébration, une décision prise lors du conseil des ministres du 11 octobre 2024 sous le gouvernement Suminma : la date du 31 mars est désormais consacrée à la masculinité positive en RDC.
ANGE ALOKI