Journée mondiale de l’environnement 2026 | Bolomba, la députée Nene Mainzana appelle à faire de la protection des forêts un levier d’avenir

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin 2026 sous le signe de l’action climatique, la députée nationale élue de Bolomba, Nene Mainzana, a lancé un appel à la mobilisation collective pour la préservation des ressources naturelles du territoire. Dans son message adressé aux populations locales, l’élue a insisté sur le rôle stratégique des forêts de l’Équateur dans la lutte contre le changement climatique et le développement durable de la République démocratique du Congo.

« Protéger notre environnement, c’est protéger notre avenir », a déclaré l’honorable Nene Mainzana, invitant les habitants de Bolomba à faire de la conservation de la nature une responsabilité quotidienne. Son intervention s’inscrit dans un contexte mondial marqué par l’accélération des effets du changement climatique, dont les conséquences se font sentir aussi bien en Afrique que dans le reste du monde.

Situé au cœur du bassin du Congo, le territoire de Bolomba abrite une partie importante du patrimoine forestier de la province de l’Équateur. Selon plusieurs institutions internationales spécialisées dans l’environnement, le bassin du Congo constitue le deuxième plus vaste massif forestier tropical de la planète après l’Amazonie. Cette richesse écologique joue un rôle déterminant dans la régulation du climat mondial grâce à sa capacité d’absorption du carbone.

« Nos forêts, nos rivières, notre biodiversité et nos terres fertiles représentent un héritage précieux pour les générations actuelles et futures », a souligné la députée nationale. Pour elle, cette richesse naturelle ne doit pas être considérée uniquement comme un patrimoine à préserver, mais également comme une opportunité de développement durable susceptible d’améliorer les conditions de vie des communautés locales.

Dans son message, l’élue a particulièrement mis l’accent sur la lutte contre plusieurs menaces environnementales qui fragilisent les écosystèmes du territoire. Elle a notamment cité la déforestation, les feux de brousse incontrôlés, la pollution des cours d’eau et l’exploitation non durable des ressources naturelles.

« Planter un arbre, préserver une forêt ou protéger une rivière est un acte concret en faveur de l’avenir de nos enfants », a-t-elle rappelé, appelant chaque citoyen à devenir acteur de la protection de l’environnement.

Au-delà de la mobilisation populaire, Nene Mainzana a également interpellé les autorités publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile ainsi que les communautés locales. Selon elle, une gestion durable des ressources naturelles ne pourra produire des résultats tangibles que si les bénéfices de la conservation profitent effectivement aux populations vivant à proximité des espaces protégés.

« La conservation doit être un facteur de développement et non une contrainte pour les communautés locales », a-t-elle fait comprendre, plaidant pour une approche inclusive de la gouvernance environnementale.

L’élue de Bolomba a enfin exprimé son ambition de voir son territoire devenir une référence en matière de résilience climatique et de protection de l’environnement dans la province de l’Équateur.

« Ensemble, faisons de Bolomba un exemple de protection de l’environnement et de résilience face aux changements climatiques », a-t-elle conclu.

L’appel de Nene Mainzana intervient alors que la République démocratique du Congo continue d’être présentée sur la scène internationale comme un « pays-solution » dans la lutte contre le réchauffement climatique. Cette reconnaissance repose principalement sur l’immensité du bassin forestier congolais, considéré comme l’un des plus importants puits de carbone au monde.

Lors des précédentes conférences internationales sur le climat, notamment les différentes éditions de la Conférence des Parties (COP), les autorités congolaises ont régulièrement plaidé pour une meilleure valorisation économique des services environnementaux rendus par les forêts du bassin du Congo. Plusieurs partenaires internationaux ont également réaffirmé leur soutien à des projets de conservation et de gestion durable des ressources naturelles en RDC.

À l’avenir, les défis demeurent considérables pour les territoires forestiers comme Bolomba. La pression démographique, l’exploitation illégale des ressources naturelles et les effets croissants du changement climatique exigent des réponses durables et coordonnées. Les spécialistes estiment que la réussite des politiques environnementales passera notamment par le renforcement de l’éducation écologique, le développement d’activités économiques respectueuses de l’environnement et une meilleure implication des communautés locales dans la gestion des ressources naturelles.

Le message de l’honorable Nene Mainzana s’inscrit ainsi dans une dynamique de sensibilisation qui rappelle que la protection des forêts congolaises n’est pas seulement une question environnementale, mais également un enjeu économique, social et stratégique pour les générations futures.

Willy Ulengu Samuanda

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