RDC | La LUCHA rejette la voie armée prise par l’ancien président

Une crise sécuritaire qui remet les responsabilités politiques au centre du débat. Dans une déclaration rendue publique mercredi 21 octobre, la LUCHA condamne le recours aux armes dans la conquête du pouvoir et appelle les acteurs congolais à privilégier les voies pacifiques.

Le mouvement citoyen vise particulièrement l’engagement de l’ancien président Joseph Kabila dans le Front pour la refondation de la nation. Il lui demande de renoncer à la voie armée, dans un contexte où plusieurs acteurs nationaux et internationaux ont également exprimé leur inquiétude face à cette nouvelle séquence politico-militaire.

Dans le même temps, la LUCHA interpelle Félix Tshisekedi en sa qualité de chef de l’État, lui demandant d’assumer pleinement ses responsabilités constitutionnelles dans la protection des populations et la sauvegarde de l’intégrité territoriale.

Une interpellation qui intervient alors que le pouvoir poursuit plusieurs démarches diplomatiques autour de la crise dans l’Est. Début octobre, Félix Tshisekedi avait reçu à Kinshasa le panel des facilitateurs de l’Union africaine, venu consulter les autorités congolaises sur les processus de paix de Washington et de Doha.

L’Union africaine a, de son côté, réaffirmé cette semaine son soutien aux efforts du président congolais en faveur d’un dialogue inclusif, tout en rejetant toute prise du pouvoir par la force et en appelant au respect de l’ordre constitutionnel.

La LUCHA demande également le respect effectif du cessez-le-feu, la poursuite des engagements pris dans les processus de Washington et de Doha ainsi qu’un meilleur accès humanitaire aux populations affectées par la guerre.

WILLY ULENGU

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