Face aux accusations de Tshisekedi contre Kabila, Kambere et Mwilanya répliquent : « La stratégie de bouc émissaire ne passe plus en RDC »

Les accusations formulées par le Président Félix Tshisekedi, ce mardi 6 août à Bruxelles, dans un entretien exclusif sur Top Congo, selon lesquelles Joseph Kabila serait le commanditaire d’une insurrection en cours, ont suscité des réactions vives de la part des cadres du PPRD, parti politique de l’ancien président. Ferdinand Kambere et Néhemie Mwilanya ont immédiatement riposté aux déclarations de Tshisekedi.
Ferdinand Kambere, Secrétaire permanent adjoint du PPRD, a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme une tentative de dénigrer son prédécesseur.
Pour lui, c’est une moquerie qu’un Président qui a eu le pouvoir de Joseph Kabila puisse se réveiller de sa maladie et choisir comme première communication de dénigrer l’ancien Président Kabila.
Il a critiqué Félix Tshisekedi pour avoir évoqué Kabila alors que le pays est confronté à des crises et des chaos, et a rappelé que Tshisekedi avait précédemment loué le partenariat avec Paul Kagame.
Kambere a également rejeté les accusations de Tshisekedi selon lesquelles Kabila serait impliqué dans la création de l’Alliance des Forces Congolaises (AFC) avec Corneille Nangaa et ses alliés.
« Dire que Joseph Kabila prépare une insurrection en RDC est une moquerie ! Qu’ils quittent seulement le pouvoir. Ils n’ont pas de solutions à proposer au peuple congolais », a-t-il ajouté.
De son côté, Néhemie Mwilanya, ex-Directeur de cabinet de Joseph Kabila, a également critiqué les accusations du Président Tshisekedi. Il a qualifié la stratégie de bouc émissaire de « dépassée » et a dénoncé les accusations non fondées contre Kabila. « Des accusations sans preuves ne convainquent plus en RDC. Joseph Kabila Kabange a fait ses preuves et légué un pays viable », a-t-il déclaré.
Basile MUYA