
Dans la province du Kasaï, la gestion des ressources naturelles suscite une vive indignation. L’Association des Négociants de Diamants et de l’Or du Kasaï (ANDOK) tire la sonnette d’alarme sur les pratiques illégales de certains expatriés dans les zones minières.
D’après Zacharie Kabangu, président de l’ANDOK, ces étrangers pénètrent illégalement les sites miniers, souvent de nuit, pour corrompre les exploitants artisanaux et acheter des diamants sans facturation. Une pratique qui, selon lui, défie les lois congolaises, notamment le Code minier révisé en 2018, qui interdit aux étrangers l’accès direct aux zones minières.
« Ces multinationales ne respectent pas les règles. Elles exploitent nos ressources, ignorent nos lois et mettent en péril nos activités », déplore Kambangu.
Il accuse ces acteurs de chercher à affaiblir les négociants locaux pour asseoir leur domination, au détriment de l’économie nationale et des intérêts de la population congolaise.
Face à cette situation, l’ANDOK appelle à l’implication urgente du gouvernement central pour réguler l’exploitation artisanale et protéger les richesses du pays.
« Si rien n’est fait, nos ressources continueront à enrichir des étrangers pendant que nous restons spectateurs de notre propre pauvreté », alerte le président de l’association.
FRANCK TSHILOMBA