KIN LITTÉRAIRE CHOC | « La Maison aux murs blessés », le roman qui fait parler les murs de nos maisons

Il y a des livres qui se lisent. Et il y a ceux qui nous regardent. « La Maison aux murs blessés » fait partie de la seconde catégorie.

Deuxième roman de l’écrivain congolais Joyeux Ngoma Mbumba, paru le 28 juillet 2026 aux Éditions Elembo, l’ouvrage est un uppercut littéraire contre l’hypocrisie du silence.

Les 4 points de conviction qui font de ce livre un événement :

1. Une métaphore qui dérange : La maison complice

Ici, la maison n’est pas un foyer. C’est un témoin. Les murs « voient les violences, entendent les cris, recueillent les secrets et portent la mémoire des souffrances ». Derrière chaque porte close de Kinshasa, l’auteur nous force à écouter ce qu’on a toujours fait semblant de ne pas entendre.

2. Le courage de nommer l’innommable

Condition féminine bafouée, traumatismes familiaux transmis comme un héritage, poids écrasant de certaines traditions, conflits générationnels, préjugés meurtriers. Joyeux Ngoma Mbumba n’accuse pas, il révèle. Il ne juge pas, il libère la parole.

3. Un baptême ministériel qui donne le ton

Le 29 août, ce n’est pas dans une librairie que le livre a été baptisé, mais au ministère de la Culture, Arts et Patrimoine, par la ministre Yolande Elebe Ma Ndembo elle-même. Devant une cinquantaine d’invités et au rythme percutant de la constellation Minzoto Slam d’Olivier Chiteya et Ya M’zee. Un signal fort : la littérature congolaise s’attaque aux tabous.

4. Après l’âme, la société

Après « Le Silence de l’âme », qui explorait les blessures intérieures, l’auteur passe à la vitesse supérieure. Il élargit le champ de la douleur de l’individu à la famille, puis à toute la société. Sa conviction : la littérature doit être un espace de mémoire, de parole et de transformation.

« La Maison aux murs blessés » n’est pas qu’un roman à lire. C’est un outil pour parler, pour sensibiliser, pour guérir.

Disponible à la Librairie La Maison du Savoir à Gombe, l’ouvrage s’apprête à vivre un vernissage officiel en septembre.

Un livre à mettre entre toutes les mains qui ont un jour fermé les yeux.

 

Lina

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