
L’Assemblée provinciale de Kinshasa a examiné, ce mercredi 6 mai 2026, une question d’actualité visant le ministre provincial de l’Éducation. En cause : des allégations d’abus sexuels visant Willy Bakonga, promoteur des complexes scolaires « Madame de Sévigné ».
L’hémicycle de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK) a servi de cadre, ce mercredi, à une interpellation cruciale sur la sécurité des apprenants dans la capitale. L’honorable Martyr Diyabanza Mwananene a soumis une question d’actualité au ministre provincial de l’Éducation, de la Formation professionnelle et du Genre, suite à une « clameur publique » dénonçant des actes d’abus sexuels au sein des écoles « Madame de Sévigné ».
Le député Diyabanza a fondé son action sur des témoignages relayés par les médias depuis le 21 avril dernier. Tout aurait commencé par la dénonciation d’un parent d’élève, dont l’enfant aurait été exclu de l’établissement de manière arbitraire. Selon ce parent, cette mesure cacherait une réalité plus sombre : une relation inappropriée entre le promoteur et une élève.

« L’école doit garantir un environnement sûr. Or, des révélations d’une extrême gravité font état de cas d’abus sexuels largement relayés », a martelé l’élu de Matete, s’interrogeant sur les mesures de protection et la diligence du ministère face à ces accusations.
La réponse de l’exécutif : un impératif de redevabilité
Appelé à s’expliquer, le ministre provincial a inscrit son intervention dans un cadre strictement légal, invoquant les articles 110 et 138 de la Constitution. Il a confirmé que l’affaire, rendue publique par un certain Lenoir Effika Timothé via les réseaux sociaux, fait l’objet d’une attention particulière de ses services.
Bien que le ministre ait rappelé le socle juridique de sa redevabilité devant la représentation provinciale, l’opinion publique attend désormais des actes concrets. Au-delà du débat parlementaire, cette affaire pose la question de l’impunité des promoteurs d’écoles de prestige et de l’efficacité des mécanismes de signalement au sein du système éducatif kinois.

D’autres points à l’ordre du jour
Outre ce dossier brûlant, la plénière a adopté les procès-verbaux des séances précédentes. Un rapport de la Commission spéciale de comptabilité, couvrant la période du 30 septembre 2025 au 29 mars 2026, a également été présenté et adopté lors d’un huis clos, conformément aux usages parlementaires pour les questions de gestion interne.
Willy Ulengu Samuanda